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jeudi 14 avril 2016

A Liège et Saint Vith, la flûte d'Emmanuel Pahud

 Emmanuel Pahud, soliste du Philharmonique de Berlin
C’est le flûtiste le plus en vue du moment : Emmanuel Pahud
est à Liège et Saint-Vith dans Flûte en suite de Jörg Widmann,
une « suite de danses réinventée ». 
 
Photo Fabien Monthubert
Le vendredi 22 avril à 20 heures à la Salle Philharmonique de Liège, et le samedi 23 avril à 20 heures au Triangel de Saint-Vith, Emmanuel Pahud est l’invité de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège et de Christian Arming dans Flûte en suite, concerto pour flûte de Jörg Widmann (2011). Invité à l’OPRL dès 1987 (!), Emmanuel Pahud est flûte solo de l’Orchestre Philharmonique de Berlin depuis l’âge de 22 ans et mène en parallèle une remarquable carrière de soliste et de chambriste ; il est en outre le fondateur, avec éric Le Sage et Paul Meyer, du festival « Musique à l’Empéri » à Salon-de-Provence. Sonorité, virtuosité, musicalité, charisme : le flûtiste idéal !

« Flûte en suite »

Composé en 2011, le concerto Flûte en suite de Widmann est pensé dans l’esprit d’une suite de danses baroque, comme l’explique le compositeur : « Flûte en suite ne fait pas partie de mes concertos ‘épiques’, comme ceux pour violoncelle, violon ou hautbois. Il s’agit plutôt d’une sorte de suite de danses réinventée. Des mondes perdus émergent ici, tel un trait de lumière qui vacille à la surface de manière dangereusement déformée, puis, sombre à nouveau […]. Chaque mouvement, individuel ou presque, confronte à la flûte soliste un seul timbre spécifique, un seul groupe instrumental de l’orchestre […]. Ainsi, la flûte demeure l’élément qui donne toujours l’impulsion. En attirant les différents timbres instrumentaux vers elle, elle reprend de la couleur et peut ainsi briller d’une lumière tour à tour austère, douce, pâle ou resplendissante. ».

En ouverture de concert, l’OPRL et Christian Arming plantent ce décor aux teintes baroques avec la célèbre Suite pour orchestre en si mineur de Johann Sebastian Bach, dont la « Badinerie » est d’ailleurs reprise par Widmann à la fin de son concerto...

 « LA GRANDE » de Schubert

Jouée le 22 avril à Liège (elle est remplacée à Saint-Vith par la Huitième Symphonie de Dvořák), la Neuvième Symphonie « la Grande » de Schubert (1826) ne fut jamais interprétée de son vivant. Il faut attendre l’intervention de Schumann pour que la symphonie soit créée en 1839, à Leipzig, sous la direction de Mendelssohn. Surnommée « la Grande » pour la distinguer de sa Sixième Symphonie (écrite dans la même tonalité), elle en a tous les attributs : sa puissance orchestrale, sa durée, la profusion de ses thèmes, son esprit général (à l’opposé de l’intimité de « L’Inachevée »).