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lundi 4 juillet 2022

Eté Mosan : mariage de patrimoine et de musique

Arte Mandoline
Du 10 juillet au 21 août, le Festival de l’Été propose une sélection de concerts pour célébrer en musique le patrimoine de la vallée de la Meuse

Musique ancienne, musique de chambre et symphonique seront une nouvelle fois au programme de ce rendez-vous incontournable des amoureux de musique dans des lieux d’exception et en plein air. Entre autres nouveautés, le Festival s’associe au collectif d’artistes Grosses Lacunes pour enrichir l’expérience culturelle d’œuvres ou performances contemporaine – une nouvelle dimension sensorielle inédite. 
 
Châteaux, églises, collégiales, abbayes, prieurés, granges ou jardins… Pour sa 46e édition, le Festival de l’Été Mosan offre un voyage musical exigeant, du XVIIe au XXe siècle, à travers les plus beaux édifices architecturaux et touristiques de la région mosane. 
 

Trio Zadig
Parmi les prestigieux interprètes à l’affiche de cette édition 2022 : le Quatuor Hermès, le Trio Zadig, Anne Queffélec, Gaspard Dehaene, Éliane Reyes ou encore Sylvia Huang. Place aux jeunes talents également, avec le violoniste français Emmanuel Coppey ou la pianiste marocaine Nour Ayadi.
 
À côté d’une journée dédiée aux orgues, la découverte invitera mélomanes et curieux dans des détours surprenants : de la musique de Bach interprétée par un trio de marimbas aux musiques gaélique et celtique extraites de manuscrits du XVIIIe siècle, en passant par une initiation au répertoire baroque dédiée à la mandoline ou aux œuvres emblématiques de César Franck qui fêtent ses 200 ans cette année.
 
Pour les plus jeunes, le festival accueillera la comédienne Maureen Dor, accompagnée de l’Ensemble Kheops, pour un concert ludique inspiré du poème symphonique de Paul Dukas, L’Apprenti Sorcier.
 
Créé en 1977 et fort d’un important réseau de partenaires à travers la Wallonie, le Festival de l’Été Mosan associe chaque année qualité et convivialité pour un voyage musical dans les plus beaux coins de la vallée mosane, avec son patrimoine comme guide privilégié. 

Informations pratiques 

vendredi 29 janvier 2021

L'art musical des sonneurs de trompe reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco

 En décembre 2020, à Paris, l’UNESCO a estimé que l’Art musical des Sonneurs de Trompe (une technique instrumentale liée au chant, à la maîtrise du souffle, au vibrato, à la résonance des lieux et à la convivialité) méritait de figurer sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les ministres Bénédicte Linard et Jan Jambon, compétents respectivement pour la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté flamande, se réjouissent de cette bonne nouvelle.  

Selon la Convention UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, celui-ci englobe les traditions héritées de nos ancêtres et toujours pratiquées grâce à la transmission de génération en génération (arts du spectacle, pratiques sociales, rituels, événements festifs, savoir-faire artisanal…). Ce patrimoine est représentatif d’une identité et d’une grande diversité culturelle. 

Le dossier de demande de reconnaissance a été introduit par la France au nom de quatre pays associés à savoir la Belgique, le Luxembourg, l’Italie et la France. Cette demande a été soutenue par plusieurs partenaires tels que la Fédération Internationale des Trompes de France, la Fédération des Trompes du Benelux, des ONG spécialisées (comme CEMPER en Communauté flamande) ainsi que  la communauté des sonneurs de trompe. L’évaluation du dossier, qui prévoit une procédure de sélection très stricte, a duré un an et demi.

Le comité d’évaluation de la Convention a particulièrement apprécié les mesures de sauvegarde entourant l’art musical des sonneurs comme le développement de l’offre de formations, de stages et de concours internationaux. La notion de partage et l’enrichissement des répertoires ainsi que la réelle démocratisation de la pratique, qui permet à chacun sans distinction de niveau d’instruction, de milieu socio-culturel, de genre ou d’âge de jouer de la trompe et de participer à sa valorisation en Belgique, ont également été salués. Enfin, le comité a  apprécié  la sensibilisation à l’environnement qu’inclut cette pratique ; celle-ci est renforcée par les cérémonies et les concerts en plein air qui favorisent le lien avec la nature et la beauté des paysages.

Cette reconnaissance est un encouragement moral important pour l’Art musical des Sonneurs de Trompe dans notre pays et une récompense pour toutes celles et tous ceux qui s’impliquent en Flandre et en Wallonie, afin de garder en vie cette riche culture musicale.

L’Art musical des Sonneurs de Trompe

Les musiciens de la trompe s'appellent des « sonneurs » et sont nombreux en Belgique. À ce jour, la Fédération des Trompes du Benelux (FTB), fondée en 1975, compte 14 groupes en Wallonie et à Bruxelles, et 8 en Flandre. Certains groupes de sonneurs sont plus que centenaires. Une dizaine d’écoles permettent de s’initier à cette pratique ancestrale et donne aux formateurs l’occasion de partager leur passion.

L’instrument est pratiqué en soliste ou en groupe. Il donne sa pleine mesure et est apprécié du public lorsque plusieurs exécutants assurent l'harmonisation d'une mélodie. L’art des sonneurs s’exprime dans le cadre de concerts et de manifestations festives populaires (fêtes de la nature et de Saint-Hubert, fête de la Musique, kermesses, spectacles son et lumière, offices religieux…) ou en privé. Lors des fêtes de villages, la présence de groupes de trompe rappelle l’attachement à la vie rurale. Tout événement en plein air renforce le lien historique des sonneurs avec la nature. 

Sonner consiste à partager avec le public la musique, le timbre et le vibrato caractéristiques de l’instrument. L’ampleur sonore naturelle est d’autant plus exaltée, lorsque les prestations se font dans des lieux de résonance (forêt, sommet d’une colline, château, église, grotte…) et offre ainsi une émotion forte aux auditeurs. La sonnerie de trompe est un art ouvert à la créativité et certaines formations expérimentent des morceaux issus du répertoire pop ou intègrent des airs de jazz. 

Les groupes accueillent de jeunes sonneurs, dès qu’ils sont en âge de tenir l’instrument et d’émettre un son. Des instruments sont mis à disposition afin de faciliter l’accès des plus jeunes et des nouveaux musiciens à la pratique et en assurer l’attractivité. Les femmes ont également leur place dans les groupes de trompe depuis le milieu du 19e siècle ; le premier concours de trompe solo des Dames remonte à 1951. La plupart des groupes actuels comptent, au moins, une sonneuse dans leurs rangs et de plus en plus de femmes s’intéressent à la pratique. En 2016, la Société des disciples de Saint-Hubert, à Namur, comptait 4 femmes sur 17 membres et son école recensait 10 femmes sur 36 élèves inscrits.

En Belgique et au Luxembourg, où la chasse à courre est interdite sur le territoire national, la pratique musicale de la trompe est particulièrement dynamique et connaît un nombre croissant de nouveaux sonneurs, qui pratiquent leur art et leur passion en toute indépendance par rapport à cette pratique. De très nombreuses journées de sensibilisation et de concours de musique de trompe sont organisées en plein air entre les mois de mai et d'août, hors saison de chasse.

« L’Art musical des Sonneurs de Trompe fait partie de notre patrimoine culturel historique. La pratique de la trompe et l’instrument lui-même ont en effet des origines particulièrement anciennes. Cet art, qui s’épanouit désormais en dehors du monde de la chasse à courre, participe à la diversité et à la richesse du monde musical de notre pays. Je me réjouis donc de sa reconnaissance par l’Unesco en tant que patrimoine culturel immatériel » commente Bénédicte Linard, ministre de la Culture.

Ce lien permet de visualiser le film officiel de présentation du dossier Unesco

mercredi 27 janvier 2021

Mons, une catastrophique restauration ?

 "Collégiale Sainte-Waudru de Mons : une "restauration" illégale aux conséquences catastrophiques". C'est par ces mots que débute un communiqué du réseau belge Archeologia.

Il pointe du doigt une "pseudo restauration" et ses conséquences graves sur des éléments présents dans cette Collégiale montoise, édifice religieux emblématique de la ville de Mons classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie.

 

A lire sur le site d'Archelogia

mardi 20 octobre 2020

Bruxelles, l'architecture de 1918 à 1972 à l'honneur


La Brussels Biennale of Modern Architecture (BBMA) vit sa quatrième édition. Comme pour les éditions précédentes, l’événement met à l’honneur l’architecture bruxelloise de la période 1918-1972, cette année sous le titre Reliving Modern Isms. 

Les samedis 24 et 31 octobre, le public pourra découvrir d’uniques bâtiments modernistes et de l’après-guerre. Quatre projections de films gratuites et un débat avec de nombreux experts seront proposés en semaine. Les mesures d’hygiène et de distanciation sociale en vigueur s’appliquent à l’intégralité de l’événement.

Afin de mettre en valeur le patrimoine architectural bruxellois de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre, assez méconnu et pas toujours apprécié à sa juste valeur, Korei Guided Tours organise la Brussels Biennale of Modern Architecture avec de nombreux partenaires. Le thème de cette édition, Reliving Modern Isms, aborde les questionnements actuels quant à la meilleure façon de traiter le patrimoine du XXe siècle. Certains bâtiments ont été habilement rénovés, mais il y en a encore qui ne répondent pas aux normes contemporaines de confort et de durabilité. Ce ne sont là que quelques-uns des aspects sur lesquels la BBMA souhaite attirer l’attention.

Les samedis 24 et 31 octobre, le public pourra découvrir chaque jour une dizaine de bâtiments, des visites guidées étant assurées en français, en néerlandais et en anglais. En tout, une trentaine d’immeubles (maisons, églises, immeubles de bureaux) de Willy Van Der Meeren, Renaat Braem et Marc Dessauvage, parmi d’autres architectes, seront ainsi ouverts au public. Les visiteurs se trouveront en immersion totale : des guides experts évoqueront le cadre socioculturel, tandis que les habitants actuels partageront des anecdotes personnelles.

Les mardis et jeudis, la BBMA organisera des projections de films gratuites et une soirée débat. Les documentaires montreront comment l’architecture s’est développée à l’international pendant cette période. Ga naar Bahia had Lina hem gezegd (Allez à Bahia, lui avait dit Lina), Aldo van Eyck découvre l’architecture de Lina Bo Bardi au Brésil ; le documentaire Harry Seidler Modernist présente l’un des plus grands architectes modernistes australiens ; L’Église Notre-Dame de Royan est un documentaire français sur cette église de l’après-guerre ; enfin, plusieurs courts-métrages réalisés Klara permettront de découvrir les maisons modernistes en Belgique.

Organisé en collaboration avec urban.brussels, le débat traitera de l’appréciation de l’architecture de l’après-guerre en Région bruxelloise et des défis qui la caractérisent. Divers spécialistes (universitaires, architectes, décideurs...) débattront de cette question et expliqueront leur vision.

Les visiteurs des bâtiments, ainsi que le public du débat et des projections de films recevront une brochure présentant de nombreux joyaux architecturaux, avec l’explication de leur base théorique et/ou conceptuelle.

La Brussels Biennale of Modern Architecture est organisée par Korei Guided Tours en collaboration avec Arkadia, Docomomo, la Faculté d’Architecture la Cambre Horta, urban.brussels et le CIVA. La BBMA s’attache à montrer la variété des styles de l’architecture moderne de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre, et à corriger l’image négative dont pâtit ce type d’architecture.

Informations pratiques ici 

lundi 21 septembre 2020

Bruxelles, à la découverte du patrimoine néoclassique oublié


 Succédant au Week-end Bruxelles néoclassique organisé en 2018, la première édition de la Brussels Biennale - Neoclassic (BBN) se tiendra du 10 au 18 octobre 2020 et proposera la mise à l’honneur du patrimoine néoclassique oublié de Bruxelles. 

En (re)découvrant le patrimoine de la « ville néoclassique », omniprésent en Région bruxelloise, la modernité de l’espace urbain de la fin du XVIIIe au XIXe siècle apparaîtra évidente sous de nombreux aspects qui rejoignent les questionnements actuels sur la ville. 

La construction de logements, d’écoles, de lieux de loisirs et de culte face à une démographie croissante, les défis en matière de mobilité, l’embellissement des places publiques, la création de zones piétonnes, l’éclairage urbain et la propreté publique, etc. auxquels la ville d’aujourd’hui est confrontée, constituaient déjà des enjeux majeurs à l’époque néoclassique.

Au cœur de la Brussels Biennale - Neoclassic (BBN) : des visites guidées d’intérieurs habituellement fermés au public ; auxquelles s’ajoute un programme d’activités diverses. Promenades guidées, conférences, activités littéraires, visites adaptées au public à mobilité réduite, etc. permettront d’appréhender la contemporanéité d’une conception architecturale, patrimoniale et urbanistique vieille de deux cents ans.

Le premier weekend de la BBN (Brussels Biennale - Neoclassic) mettra en valeur des bâtisses de diverses fonctions et ayant participé à la construction de la ville néoclassique au sein des communes de Bruxelles-Ville, Schaerbeek et Laeken. Il sera donc l’occasion de visiter des lieux exceptionnels tels que la Maison des Arts à Schaerbeek, l’Atelier Ernest Salu à Laeken ou encore un ancien Hôtel particulier devenu l’Hôtel Stanhope à Bruxelles. Le second weekend sera, quant à lui, consacré aux découvertes architecturales des communes de Bruxelles-Ville, Ixelles et Uccle. L’Hôtel Dewez, le Palais des Académies ou encore l’Eglise Saint-Pierre seront accessibles pour des visites guidées d’intérieurs.

Un programme d’activités sera également proposé tout au long de la BBN ayant pour but de rendre ce patrimoine accessible au plus grand nombre. A commencer par la conférence ”Profitons pleinement de la Brussels Biennale – Neoclassic! 10 conseils pour mieux apprécier le patrimoine néoclassique”, une conférence bilingue conçue comme une introduction à la Biennale, elle donnera au public les clés de lecture pour mieux appréhender la ville néoclassique.  Ensuite, partez sur les traces de l’Ancien Observatoire de Bruxelles grâce à la visite du site de l’exposition qui lui est consacrée. Enfin immergez-vous dans la ville néoclassique grâce aux tableaux, gravures, cartes anciennes des riches collections du Musée de la Ville de Bruxelles. 

Explore.Brussels souhaite rendre accessible toutes ses activités et visites guidées. C’est pourquoi, un programme destiné au public à mobilité réduite a été spécialement conçu pour la Biennale. L’occasion de découvrir la Maison des Arts  et le Palais des Académies en langue des signes et en audiodescription. Le patrimoine historique de Bruxelles au sein du Parc Royal, sera accessible aux personnes en fauteuil roulant le second weekend de la BBN.

Les promenades guidées à pied ou à vélo, organisées par les associations membres du réseau Expore.Brussels, l’ARAU, Arkadia, Bruxelles Bavard et Pro Velo, seront proposées en français, néerlandais ou en anglais et aborderont les différents aspects urbanistiques et architecturaux du « long XIXe siècle » tels que la sculpture publique, le Baroque, le Classique, les frontières communales, le dialogue des styles, le renouvellement des typologies d’édifices urbains, etc.

vendredi 10 juillet 2020

7 nouvelles oeuvres remarquables pour la Wallonie et Bruxelles

7 oeuvres classées remarquables

au patrimoine culturel

en Fédération Wallonie-Bruxelles

La Ministre de la Culture, Bénédicte Linard vient de classer sept nouvelles œuvres remarquables du patrimoine culturel mobilier de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parmi celles-ci figurent les fresques de Boscoreale (voir photo) présentes dans les collections du Musée Royal de Mariemont et ayant fait l’objet d’une récente et spectaculaire restauration. Ces huit panneaux, découverts près de Pompéi entre 1899 et 1902, pourront bientôt être admirés dans une toute nouvelle scénographie au Musée royal de Mariemont (la date d’inauguration sera communiquée ultérieurement).

À PROPOS DES FRESQUES

En 79 après J.-C., l’éruption du Vésuve engloutit les cités antiques de Pompéi et d’Herculanum sous une couche de cendres et de matériaux volcaniques. Toute la région entourant le volcan, au sud, à l’est et à l’ouest, disparait pour des siècles dans l’ombre et le silence. Ce n’est qu’à partir de 1738 que commencera la redécouverte progressive des vestiges antiques. Au cours des années 1899-1902, une villa exceptionnellement bien préservée, décorée de fresques emblématiques du 2e style pompéien, est mise au jour à Boscoreale, au nord de Pompéi.

Les fresques en question firent l’objet d’une vente publique, à Paris, le 8 juin 1903. Raoul Warocqué, l’éminent industriel belge, en acquit pas moins de huit panneaux qu’il légua, avec le reste de sa collection, à l’État belge en 1917. Il ignorait alors que cet achat positionnerait ultérieurement le Musée royal de Mariemont, vitrine de son legs, comme le dépositaire de l’ensemble le plus important du genre conservé en dehors de l’Italie.

Les autres fresques de la villa ont été dispersées à travers le monde : Naples (Museo Archeologico Nazionale), Paris (Musée du Louvre), New-York (Metropolitan Museum of Art), Bruxelles (Musées royaux d’Art et d’Histoire), Amsterdam (Allard Pierson Museum), Amiens (Musée de Picardie), Beaulieu-sur-Mer (Villa Kérylos).

En 2010, le Musée royal de Mariemont leur consacra un colloque international qui réunit les meilleurs spécialistes de la peinture romaine antique et les conservateurs des fresques de la villa de Boscoreale. Ces recherches ont été publiées peu après en un double volume intitulé « La Villa romaine de Boscoreale et ses fresques ». Publié sous la houlette d’Alix Barbet et d’Annie Verbanck-Piérard, avec la collaboration d’Eva Dubois-Pelerin et François Ory (Arles–Mariemont 2013), l’ouvrage fait office de référence scientifique sur le sujet et propose notamment une reconstitution graphique de toutes les pièces de la villa. Cette publication a contribué à souligner l’importance de faire restaurer les peintures murales romaines de Mariemont.

À PROPOS DES 7 ŒUVRES REMARQUABLES

Le décret du 11 juillet 2020 permet de classer comme Trésor les biens qui présentent un intérêt notable pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette reconnaissance permet de mettre en valeur et de protéger les fleurons de notre patrimoine artistique et culturel. Outre leur mise en valeur, cette reconnaissance permet surtout de mieux protéger et valoriser les œuvres, d’aider à leur restauration ou d’empêcher qu’elles soient vendues à l’étranger.

Liste des 7 œuvres classées le 7 juillet 2020 :
- Crucifixion, Jean-Guillaume Carlier ;
- Apamè usurpe la couronne du roi ou Les Quatre Pouvoirs, Hendrick Goltzius ;
- Aigle-lutrin ;
- Pendule squelette de Sarton ;
- Huit fresques, Villa Boscoréale dite « de Publius Fannius Synistor » ;
- Fusil d’infanterie hollandaise perdu sur le champ de bataille de Fontenoy le 11 mai 1745 ;
- Ensemble de 4 objets de Théodore Schwann relatifs aux appareils respiratoires.

mardi 20 octobre 2015

Patrimoine en danger !

Journée d'étude PATRIMOINE EN DANGER
au Musée royal de Mariemont  ce 27 novembre 2015


La mise en danger, la mutilation, la destruction ou même l'éradication d'un patrimoine, qu'il soit mobilier, immobilier ou même immatériel, est malheureusement encore beaucoup trop fréquente de nos jours.
La presse internationale titre d'ailleurs régulièrement sur le sujet. Cette atteinte à des biens culturels peut être la conséquence d'un conflit armé, d'un choix politique délibéré ou encore être le résultat de l'absence de conditions de conservations adéquates. En effet, si nous pensons d'emblée aux patrimoines syriens ou irakiens, il ne faut pas oublier que les témoins historiques de ces cultures, disséminés aux quatre coins du monde, peuvent également être en danger dans les différents endroits où ils sont conservés.

Au cours de cette journée d'étude, le Musée royal de Mariemont, établissement scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, se propose de mettre en avant ces différents patrimoines et en particulier ceux de l'Égypte et du Proche-Orient. Des experts venus de Belgique et de l'étranger apporteront leur témoignage sur ces dangers, qu'ils soient d'ici ou de là-bas et sur ce qu'il est possible de faire pour les éviter.

PROGRAMME :

10h Accueil et café
10h30 Mot de bienvenue de Marie-Cécile Bruwier, Directrice scientifique, directrice a.i. du Musée royal de Mariemont
Introduction à la journée d'études par Arnaud Quertinmont, Conservateur au Musée royal de Mariemont
10h45 Jan Tavernier, Professeur à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve
Elynn Goris, Docteur en Histoire, Art et Archéologie,
Le patrimoine culturel dans les zones de guerre dans l'antiquité et
maintenant
11h15 Nicolas Camoisson, Photographe et scénographe Norias de Hama, les roues interdites
11h45 Arnaud Quertinmont, Conservateur au Musée royal de Mariemont Les obélisques de la Concorde et de New York sont-ils en danger ?
12h15 Henri de Cordes, juriste, Belspo
Provenance, expertise et bonne foi : quelles garanties lors de l'acquisition
d'une oeuvre d'art ?

12h45-14h Pause déjeuner

14h Marie-Cécile Bruwier, Directrice scientifique, directrice a.i. du Musée
royal de Mariemont
Médiation muséale et protection du patrimoine en Égypte
14h30 Benjamin Goes, Quatrième Président du comité intergouvernemental pour la Protection des biens culturels en cas de conflit armé.
La protection internationale des biens culturels en cas de conflit armé : défis nationaux et internationaux
15h Mahmoud Ismaïl, Ingénieur-architecte, Docteur en conservation urbaine de l'Université Paris 8
Le patrimoine urbain des XIXe et XXe siècles : une seconde chance pour le Caire islamique
???15h30 Guy Sion, Architecte, Urbaniste, membre du Conseil d'administration du comité belge du Bouclier Bleu
Le Bouclier Bleu international et les travaux du Comité belge
16h00 Roland Van der Hoeven, directeur opérationnel du Musée royal de Mariemont
Synthèses

Informations pratiques
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vendredi 10 juillet 2015

Liège, son patrimoine, ses habitants... en photos

Prix de la photographie "Emulation 2016"

La chasse à la photo est ouverte

Du 09-07-2015 au 30-04-2016

"Liège, ses habitants, son patrimoine, aujourd'hui"

Pour la deuxième fois, la Société libre d’Émulation organise, à l’initiative de sa section Architecture, un Prix de Photographie.

S’il est évident que son intérêt pour Liège, son patrimoine urbain, son architecture et la manière dont elle est vécue est important, c’est néanmoins de manière large et même très libre que les organisateurs souhaitent que ce thème soit interprété.


Un thème que l’on pourrait résumer en quelques mots : Liège, ses habitants, son patrimoine, aujourd’hui.

Les clichés doivent parvenir durant le mois d'avril 2016.