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vendredi 21 avril 2023

A Liège-Guillemins, le mur dans tous ses états

 

© Europa Expo © G. Bugni  
 

Avec l’exposition «Extra Muros, au-delà des murs», accueillie par Liège-Guillemins, Europa Expo invite le public jusqu'au 1er octobre 2023 à découvrir le mur dans tous ses états à travers des décors immersifs, interactifs et surprenants. De la muraille de Chine, au mur de Berlin en passant par le mur du son, «Extra Muros, au-delà des murs» offre une lecture originale du monde, à travers ses murs emblématiques.


Bénéficiant d’objets et d’œuvres d’art provenant de collections privées ainsi que d’institutions belges et étrangères, notamment le musée du Louvre, Europa Expo signe, une fois de plus, une exposition au statut international qui ne laissera pas indifférent.
 
Pourquoi les murs ? 
 
Alors qu’Europa-Expo consacre d’ordinaire ses expositions à des thématiques davantage historiques, artistiques ou citoyennes, l’exposition « Extra Muros, au-delà des murs » dont Philippe RAXHON, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Liège et romancier, assure le commissariat scientifique, cherche à sortir des sentiers battus, à aller « au-delà » des sujets limités à des évènements ou des personnalités et, pour ce faire, à oser, interpeller et susciter la réflexion !
 
© Filip SLOVAKEI

 
"De fait, depuis toujours et à travers le monde, les murs existent et font partie intégrante de nos sociétés. Cette thématique universelle, intemporelle et polysémique sera pour le visiteur une source d’émotions et de réflexions qui apportera une plus-value pédagogique évidente, notamment à destination du public scolaire, en laissant une trace pérenne à ses visiteurs au travers d’un catalogue permettant d’approfondir et de partager le parcours de la visite en aval. Aborder la question des murs, c’est relever le défi d’une thématique qui laisse la voie ouverte à une grande liberté d’approche. Dès lors, l’exposition entraine le visiteur au cœur de la diversité, de la réalité et de l’imaginaire des murs, dans leur histoire et leur mémoire ; c’est-à-dire la présence du passé qui nourrit nos représentations sur ce sujet.
 
Quelles sont les fonctions des murs ? Qu’est-ce que les murs disent de nous ? Quelles sont les représentations dont ils sont les porteurs ? Comment appréhender leur diversité ? Voilà quatre des questions qui ont dicté l’élaboration de la conception de cette exposition et de l’ouvrage qui l’illustre.
 
En effet, le thème des murs rend plus nécessaire que jamais un accompagnement explicatif intégrant aussi des développements qui n’ont pas été abordés dans le parcours pour des raisons matérielles tant la perspective est vaste et ouverte. De fait, le mot « mur » désigne un objet concret mais est aussi une métaphore à large déclinaison : ils nous protègent et nous enferment, ils nous accueillent et nous rejettent, ils nous dominent et permettent de nous exprimer, ils s’élèvent au-dessus de nous et nous élèvent, ils sont hors de nous et en nous. Alors qui sommes-nous, finalement, au pied de ces murs omniprésents ?
 
Par ailleurs, avec l’objectif de compléter l’immersion, un audioguide est mis à la disposition du visiteur. À l’instar de Carter qui nous accompagnait tout au long de l’exposition Toutankhamon, Hector, personnage fictif issu de la mythologie grecque, est chargé d’une mission : trouver le mur terrestre dont on dit qu’il est « infranchissable ». Dès lors, aux côtés d’Hector, le visiteur devra parcourir différents murs, tantôt de briques, tantôt de plantes, tantôt d’idéaux, à la recherche de celui que l’Homme n’a pas encore réussi à surmonter.
 
On ne peut se passer des murs et pourtant ils posent question. Au travers de cette exposition, donnons-leur la parole et écoutons-les afin de mieux les comprendre et ainsi tenter de nous comprendre nous-même." expliquent les organisateurs de l'évènement liégeois.
 
Un parcours de l'ombre à lumière
 
© Europa Expo © G. Bugni

« Extra Muros, au-delà des murs » aborde la thématique du mur selon trois aspects : les murs qui oppressent et enferment, les murs de mémoire et qui protègent et les murs qui expriment et libèrent. Cette expérience a pour vocation de comprendre les objectifs mais aussi les conséquences de ce type de construction sur les sociétés humaines passées, présentes et le cas échéant futures.
 
Des murs, mais pas seulement de briques
 
Au-delà des murs de pierres ou de briques, les murs sont partout, depuis toujours et même en nous. « Extra Muros, au-delà des murs » met en lumière ces différentes constructions dont nous n’avons pas toujours conscience.

Le point de départ évoque le mur de Planck, frontière entre le monde physique et le monde mathématique. Cette frontière est la limite du temps entre l'avant et l'après Big Bang sous la forme d’une « membrane » enfermée dans le cône d'espace- temps, qui contient tout l'univers bien que de taille encore plus petite que celle d'un atome.
Notre crâne, lui aussi, est un mur que l’homme a tenté de franchir depuis la préhistoire. Au travers d’une magnifique collection d’instruments, d’ossements et même de momies prêtées par le Dr Thierry Appelboom, directeur du Musée de la Médecine Bruxelles, le visiteur découvre les étonnantes techniques de manipulation utilisées par la médecine au fil de l’histoire dont l’objectif est de comprendre le cerveau et les maladies mentales.
« Extra Muros, au-delà des murs » met également en exergue les murs offerts par la nature qui participent à la richesse de notre environnement tels que la grande barrière de corail ou la grande muraille verte.

© Europa Expo © G. Bugni

 
Enfin, il existe des murs pour faire s’effondrer ceux qui séparent les Hommes. Alors, à l’instar du mur de rires réalisé par Nicolas Favreau en 2012 et exposé au musée du Louvre, les derniers murs auxquels sera confronté le visiteur seront composés de photos et de vidéos affichant des personnes atteintes de troubles mentaux au visage épanoui par le rire. « Rire ensemble et ne pas rire les uns des autres », telle est l’idée de ce projet non pas axé sur la différence, mais sur la ressemblance. Soulignons que ce mur a été réalisé en collaboration avec le Créahm dont l'objectif est de révéler et déployer des formes d'art produites par des personnes handicapées mentales.
 
Un parcours immersif et interactif 
 
Traverser un labyrinthe, entrevoir des bunkers le long du mur de l’Atlantique, taguer soi-même un mur, gravir un mur d’escalade ... autant d’étapes surprenantes d’un parcours spectaculaire, réalisé par les équipes d’Europa Expo, qui rend la visite d’« Extra Muros, au-delà des murs » totalement inédite, interactive et immersive. Cette année, une collaboration avec Hovertone a permis, grâce à ses nouvelles technologies, d’accroître l’expérience audiovisuelle du visiteur avec l’intégration du mapping vidéo au sein de deux des espaces de l’exposition : le street art et le mur d’escalade.
 
Avec l’exposition «Extra Muros, au-delà des murs», Europa Expo invite le public dès le 22 avril 2023 à découvrir le mur dans tous ses états à travers des décors immersifs, interactifs et surprenants. De la muraille de Chine, au mur de Berlin en passant par le mur du son, «Extra Muros, au-delà des murs» offre une lecture originale du monde, à travers ses murs emblématiques.

Bénéficiant d’objets et d’œuvres d’art provenant de collections privées ainsi que d’institutions belges et étrangères, notamment le musée du Louvre, Europa Expo signe, une fois de plus, une exposition au statut international qui ne laissera pas indifférent.
 
Informations pratiques
© Kurt OSTERREICH  

HORAIRES
Ouverture 7j/7 de 10h00 à 18h30 (dernières entrées à 17h00)
 
ADRESSE 
Espace d'exposition de Liège-Guillemins
 

 
 

dimanche 26 mars 2023

Liège, le Pont de Fragnée serti de perles universelles


Perles Universelles © Maria Vita Goral

Du 28 avril à fin novembre 2023, des perles d’un mètre de diamètre installées par l’artiste Maria Vita Goral vont investir les sculptures en bronze de Victor Rousseau de l’emblématique pont de Fragnée à Liège.


Abrité par quatre sculptures de Titans porteurs de coquillages vides depuis l’exposition Universelle sur le thème de l’eau de 1905, l’emblématique pont de Fragnée de Liège fait l’objet d’une oeuvre monumentale temporaire. Dans le cadre du projet d’art urbain « Perles Universelles », quatre perles nacrées d’un mètre de
diamètre, conçues par l’artiste Maria Vita Goral, seront installées à partir du 28 avril 2023 dans les coquillages en bronze des sculptures de Victor Rousseau, dans un "dialogue poétique et contemporain".
En parallèle, Les Drapiers consacrent une exposition à l’artiste, du 6 au 27 mai 2023.
L’occasion de mieux comprendre le projet et de découvrir l’oeuvre de Maria Vita Goral à travers des broderies, dessins et gravures.
Jeune artiste ukrainienne vivant à Liège depuis 2017, Maria Vita Goral est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Lviv (UA) et de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (BE). Elle a participé à différentes résidences d’artiste et workshops d’Art
internationaux.
Perles Universelles © Maria Vita Goral

 Perles Universelles : une installation sculpturale poétique
Perles Universelles © Maria Vita Goral
 

Né de la collaboration entre l’artiste Maria Vita Goral et le bureau Pôle Design, le projet artistique « Perles Universelles » consiste à placer quatre perles nacrées de couleurs différentes et symboliques dans l’écrin des coquillages portés par les Titans.
Respectivement de couleur blanche, champagne, rosée et noire en acier laqué et verni, celles-ci sont adaptées aux proportions des statues, accueillant le passant à l’entrée et à la sortie du pont, favorisant le dialogue contemporain qui tient compte du
passé, de l’actualité et du futur dans le respect du Patrimoine.
Anecdote : les couleurs choisies pour ce projet font référence à la richesse culturelle et naturelle qui doit être respectée au travers des frontières, lois, valeurs morales et démocratiques de notre temps.
L’entièreté du projet a été pensée dans le respect de l’oeuvre originale du sculpteur Victor Rousseau, à la fois structurellement puisque le projet bénéficie des autorisations urbanistiques nécessaires et respecte les contraintes de poids et de forces, notamment pour ne jamais abîmer les oeuvres existantes, mais aussi en termes symboliques.
L’intention de l’artiste offre "un dialogue poétique entre les sculptures originales et l’art contemporain, avec les quatre perles dont la riche symbolique convie à la réflexion et à la contemplation. Universalité, naissance et renaissance, féminité, diversité, nature
et culture… les perles semblent venir compléter les sculptures d’époque sur le symbole de connexion qu’est le pont
."
 

Perles Universelles © Maria Vita Goral

Le pont de Fragnée, emblème de la Ville de Liège depuis 1905

Le pont de Fragnée, classé au patrimoine exceptionnel de la Région Wallonne et construit pour l’exposition Universelle de 1905, porte à ses deux extrémités les statues en bronze de Titans (féminines et masculines aux coquillages vides) réalisées par Victor Rousseau, brillant sculpteur belge né en 1865.
Le pont de Fragnée fut construit au confluent du fleuve Meuse et de la Rivière Ourthe entre 1901 et 1904. Ces deux cours d’eau ont été la source d’inspiration de la symbolique ornementale du pont représentant les statues masculines (vieux fleuve) et féminines (nouveau fleuve).
Le pont comporte également quatre pylônes au sommet desquels se tiennent les Renommées dorées, et en son milieu, des effigies de tritons et néréides.


L’exposition aux Drapiers : les coulisses du projet

 

L’exposition aux Drapiers établit une connexion entre deux lieux ; l’installation à ciel ouvert sur le pont et la galerie, tout en interrogeant deux époques ; le temps passé et actuel. D’une part, en offrant un accès aux coulisses de la préparation du projet.
Expertises, calculs, plans, illustrations,… dévoilent le travail minutieux et titanesque nécessaire à sa mise en oeuvre. Et, d’autre part, en présentant des oeuvres originales de l’artiste, directement inspirées de l’événement : broderies, dessins, vidéos, gravures, images imprimées, accessoires.

Perles Universelles © Maria Vita Goral

vendredi 10 mars 2023

A Liège, hommage à Georges Simenon

 

c-sanjiro minamikawa -c-simenon-tm-collection fonds georges simenon uliege

 
2023 marque les 120 ans de la naissance de Georges Simenon, le romancier de langue française le plus vendu, traduit et adapté du vingtième siècle. Sa ville natale, Liège, entend célébrer cet événement. Pendant quatre jours, jusqu'au 11 mars 2023, la Cité Ardente lui rend hommage avec une toute nouvelle initiative, un festival, Le Printemps Simenon. Ce dernier a pour ambition de faire découvrir et redécouvrir l’œuvre de Simenon au travers d’expositions, de rencontres littéraires, de projections cinéma, de conférences et d’une balade thématique. À son initiative, John Simenon, par l’intermédiaire de sa société Simenon.tm et l’Université de Liège, en étroite collaboration avec la Ville de Liège. La grande majorité des événements inscrits au programme sont gratuits et accessibles sans réservation. Ils s’adressent à tous les publics et privilégient la convivialité et le plaisir de la rencontre et de l’échange. 
 
Cet hommage ne se limitera pas à ces quelques journées car des expositions perdureront encore quelques temps et un nouveau parcours "Simenon" est proposé notamment en Outremeuse.
 
Quelques temps forts du programme :

DES EXPOSITIONS
 

SIMENON. IMAGES D’UN MONDE EN CRISE

 
expo photos Simenon Grand Curtius

Entre 1931 et 1935, Georges Simenon a voyagé à travers le monde et en a rapporté des reportages, des romans et, on le sait moins, des milliers de photographies, souvent de très grande qualité. C’est une sélection de celles-ci qui est présentée au Grand Curtius, au gré d’un parcours qui pose la question suivante : que nous dit Simenon photographe de Simenon romancier et reporter ? Comment chez lui l’image complète-t-elle ou éclaire-t-elle le travail d’écriture ?

Les motivations de Simenon pour voyager étaient en effet multiples : voir le monde, « vivre toutes les vies », découvrir, derrière la diversité des lieux et des coutumes, ce qu’il appellera plus tard « l’homme nu ». Ce que laissent pourtant apparaître ces clichés, c’est l’inquiétude d’un regard, hanté par le souvenir de la Première Guerre et habité par la crainte de la suivante : effets dévastateurs de la grande crise, rencontre brutale de la modernité triomphante et des modes de vie traditionnels, images obsédantes des grandes migrations,…

Ces photographies donnent donc à voir un Simenon immergé dans son époque et observateur de l’Histoire en marche, tout en fournissant le décor vrai de certains de ses plus grands romans tels que Le Coup de lune, Les Gens d’en face, Les Clients d’Avrenos ou Quartier nègre. Mais le Simenon qui fixe ainsi sur la pellicule les images d’un monde voué à disparaître dans le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale prépare aussi son œuvre romanesque de l’après-guerre en se lançant « à la recherche de l’homme nu », c'est-à-dire d’un homme de partout et de nulle part, tel qu’il apparaît une fois débarrassé de ses attributs de rang, de caste ou de race, seul horizon de réconciliation possible dans ce monde en crise.
 
Elle est accueillie par le Musée Grand Curtius,  Féronstrée, 136
Jusqu'au 27 août 2023

 
SIMENON, DU ROMAN DUR À LA BANDE DESSINÉE
 

 
 
Exposition inédite aux Fonds patrimoniaux des planches de Christian Cailleaux pour son adaptation, avec José-Louis Bocquet, du roman dur Le Passager du Polarlys ainsi que des planches de Jacques de Loustal pour le biopic Simenon, l’Ostrogoth scénarisé par José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental et John Simenon. Les deux ouvrages paraitront respectivement en mai et en octobre 2023 aux éditions Dargaud.
En complément à cette présentation en avant-première, les Fonds patrimoniaux exposent une sélection de publications, pièces et documents issus des collections illustrant dans les grandes lignes les liens entre Simenon et Liège, diverses activités culturelles et littéraires, différents supports de publication.
 
Fonds patrimoniaux
Ilot St Georges
Jusqu'au 12 mai 2023


Nouveau parcours Simenon

Sur les traces de Simenon
 
statue Simenon, place saint-lambert, parcours Simenon c-photo-olivier-bourgi

 

 Le Parcours Simenon retrace la jeunesse de Simenon à Liège et plus particulièrement en Outremeuse. Inauguré en 1983 et rénové en 2003, il a fait l’objet d’une nouvelle modernisation en 2023 : révision du tracé et des plaques signalétiques, création d’une application pour smartphone, mise à neuf de la Caque… Il proposera dès le 11 mars une série de contenus inédits, parmi lesquels des photos d’époque, des enregistrements audios d’extraits de Simenon, ou encore une expérience en réalité augmentée.
 
 

samedi 15 octobre 2022

A Liège-Guillemins, une fresque murale et monumentale

 

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Une nouvelle fresque murale et monumentale vient de prendre place dans le nouveau quartier Paradis Express, dans le quartier Liège-Guillemins. 

Signée par l’artiste britannique PREF, à l’initiative du concept coworking Silversquare, elle vient compléter l’offre street art de la ville.

 

Elle a été réalisée à l’initiative de Silversquare, en collaboration avec Spray Can Arts et l’opération Paliss’art de la Ville de Liège.
 
Pour célébrer la récente première phase d’ouverture de son coworking à Liège-Guillemins – première implantation hors de Bruxelles – Silversquare a choisi de collaborer avec l’artiste PREF pour réaliser une gigantesque fresque murale, juste en face de l’espace de coworking (situé dans les nouveaux bâtiments du quartier Paradis Express).
 
Silversquare invite des artistes à la conception de chacun de ses espaces. Silversquare Guillemins, signé Jean-Paul Lespagnard, ne fait pas exception à la règle : offrir un espace de travail hors-du-commun et unique en tout point. C’est dans cette démarche artistique que Silversquare a souhaité marquer le quartier de son arrivée, par une œuvre d’art géante peinte à la main par l’artiste PREF.
 
 
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PREF est un artiste britannique bien connu pour ses peintures murales typographiques uniques et ses œuvres pour galeries, qui explorent des mots et des phrases courants. La flexion et la torsion des lettres introduisent un élément de déchiffrage, le spectateur étant invité à démêler les mots et les significations des images.
 
Que se cache-t-il derrière le trompe-l’œil de cette œuvre ?
 
L’idée proposée par l’artiste repose sur la phrase « shake hands » (serrer la main) dans un style tissé.
 
Cette phrase parle principalement de collaboration. Toute collaboration commence et se termine par une poignée de main. Se serrer la main est aussi un geste d’amitié et d’accueil.
 
Toute personne qui descend du train et arrive à Liège est désormais accueillie par cette fresque géante colorée qu’on en peut pas manquer. 
 
 
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vendredi 14 octobre 2022

A Liège, Daniel Buren met de la couleur dans la gare des Guillemins

 

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Jusqu'au 15 octobre 2023, à l’initiative du groupe Uhoda, qui a réalisé ce projet, la gare de Liège-Guillemins est le support d’un grand chantier artistique : une œuvre monumentale et temporaire de Daniel Buren, l’un des artistes français les plus reconnus sur la scène internationale.
 
Conçue en rapport avec l’architecture de Santiago Calatrava, l’œuvre, intitulée « Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement », se déploie sur l’ensemble des verrières de la gare, à travers un jeu de couleurs. Ce projet artistique monumental sera sans cesse mouvant selon la lumière du jour, les heures et les saisons.
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Avec ce geste, l’artiste métamorphose la gare et invite le public à renouveler son regard sur cette architecture, sur les possibilités poétiques du quotidien, à la découverte d’expériences inattendues.
 
"Je suis un partisan du décloisonnement de l’art contemporain. Une de mes motivations premières avec ce projet était de rendre visible au plus grand nombre une œuvre d’un artiste internationalement reconnu au travers d’un lieu populaire et de mettre en avant notre ville sur la scène culturelle internationale." Stéphan Uhoda
 
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La proposition artistique

« Comme tombées du ciel, les couleurs in situ et en mouvement » s’appuie sur la voûte principale et les deux casquettes latérales de la gare. Daniel Buren est parti d’une analyse très précise de l’existant, en insistant seulement sur les données du lieu à partir d’un jeu très minimal, et en propose une transformation.

Il aime voir son travail comme un « emprunt du paysage », tiré de l’expression japonaise « Shakkei ». Pour un laps de temps défini, le travail de l’artiste et celui de l’architecte forment un tout. Empruntant ce sur quoi et avec quoi l’œuvre existe.

L’œuvre recouvre en partie le toit de la gare de filtres auto-adhésifs colorés et transparents. Au total, sept couleurs ont été sélectionnées pour recouvrir 10.000 m2 de la toiture de l’édifice.

c-photo-j-l-deru-c-daniel-buren
 Cinq couleurs (rose, vert, bleu, blanc et orange) ont été disposées en damier sur la verrière et deux autres (jaune et rouge) sur les deux casquettes latérales, leur forme faisant échos aux célèbres lambris de l’artiste – récurrents dans son travail depuis les années 1960.

À l’exception du rouge et jaune des casquettes, que l’artiste a voulu référer en clin d’œil au drapeau de la Province de Liège, le choix et l’articulation des couleurs ne découlent pas d’une demande spécifique ou d’une préférence esthétique de l’artiste. Elle est tributaire de la palette de couleurs disponible pour le matériel utilisé et d’un principe récurent dans son travail à savoir, positionner les couleurs de gauche à droite selon l’ordre alphabétique de celles-ci dans la langue du pays où son travail a lieu.

« Du début à la fin d’une grande succession de blocs colorés, des lignes parallèles sont laissées vides pour laisser apparaître la couleur du ciel et ajouter aux couleurs de ce travail toutes les couleurs naturelles. » Daniel Buren

La disposition des couleurs en damier permet aux visiteurs de contempler de manière concomitante l’évolution du ciel et celle des projections de couleurs. Leurs permettant de découvrir et comprendre le rapport entre la lumière et la projection colorée. Une immersion totale dans la couleur (sans laisser de carreau vide), perdrait selon l’artiste, le sens de son travail.

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L’horizontalité de la structure rend la projection colorée d’autant plus visible. Au contraire des vitraux dans les églises qui, du fait de leur verticalité, n’engendrent que des projections minimes sur le sol.

En résulte un jeu de contrastes forts à la fois mobile grâce aux projections et reflets toujours changeants, et stable par l’effet des auto-adhésifs sur le toit.

« Les jours de soleil, on verra des taches de couleur sur le sol, très loin de soi et très proche de soi, selon où on se trouve dans la gare. Et ça devrait faire lever la tête de ceux qui s’aperçoivent qu’il y a de la couleur sous leurs pieds. À ce moment-là, ils verront ce qui a été fait. En deux temps. » Daniel Buren

Volontairement étalée sur une année, l’œuvre sera sans cesse mouvante, rythmée par les quatre saisons. Transformant ainsi de manière radicale le bâtiment et permettant un renouvèlement du regard sur l’architecture tout en impulsant une nouvelle approche.
 
Une œuvre à 80% financée par le privé
 
Le budget de réalisation de l’œuvre hors avant-projet avoisinera les 600.000 € ; le risque financier est entièrement supporté par le groupe Uhoda. Ce dernier noue des partenariats avec des acteurs privés afin de couvrir l’ensemble du budget de l’opération.

Le budget alloué par le secteur public via la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Ville de Liège et la Province de de Liège, couvre une faible part du montant total, à savoir moins de 20%. Le secteur public a soutenu l’étude préparatoire visant à concevoir l’avant-projet de l’œuvre et à vérifier la faisabilité technique et juridique.
c-photo-j-l-deru-c-daniel-buren

 

jeudi 15 septembre 2022

Daniel Buren va transformer Liège-Guillemins en oeuvre monumentale

  Daniel Buren s'offre la gare de Liège-Guillemins

pour créer une oeuvre temporaire

Photo Jean-Luc Deru

À l’initiative du Groupe Uhoda, en collaboration avec la SNCB et avec le soutien de partenaires publics et privés, la gare de Liège-Guillemins (Belgique) sera le support d’une œuvre monumentale et temporaire signée Daniel Buren. 

Conçue en parfait dialogue avec l’architecture de Santiago Calatrava, l’œuvre se déploiera sur l’ensemble de la voûte de l’édifice à travers un jeu de couleurs, de contrastes, de projections et de reflets. 

Cette installation magistrale sera sans cesse mouvante selon la lumière du jour, les heures et les saisons. Avec ce geste, l’artiste métamorphose la gare, la repotentialise et invite le public à renouveler son regard sur l’architecture, sur les possibilités poétiques du quotidien, à la découverte de l’inattendu… 

Photo Ulf Dahl
 

L’œuvre sera inaugurée par Stéphan Uhoda, la SNCB et ses partenaires le 15 octobre 2022 en présence de Daniel Buren. 

Elle sera visible jusqu’au 15 octobre 2023.

jeudi 7 juillet 2022

A Liège, à la découverte de l'architecte Charles Vandenhove

 Découvrir le travail de Charles Vandenhove

 Exposition et promenade dans Liège

 
Jusqu'au 27 août 2022, l’Hôtel Torrentius à Liège, classé au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, ouvre pour la première fois ses portes au public dans le cadre de la première exposition intra-muros de la Fondation Jeanne & Charles Vandenhove :  Le songe de Torrentius. 
 
En plus de donner un accès inédit à cet écrin architectural d’exception, l’exposition offre une plongée intimiste dans le travail de Charles Vandenhove, qui compte parmi les figures majeures de l’architecture de l’après-guerre en Belgique.
 
À cette occasion, en parallèle de l’exposition, La Fondation propose une promenade dans Liège sur les traces de Charles Vandenhove, architecte et grand collectionneur, à la découverte de ses projets réalisés, ou non. Le plan de la balade est gratuitement mis à la disposition du public.


 
A propos de l'exposition

 
Sous le commissariat de Patrick Corillon, Le songe de Torrentius met l’accent sur la personnalité et l’élan artistique de Charles Vandenhove par le biais de ses carnets de notes, maquettes, prototypes d’objets, plans, publications... et également à travers un film donnant à voir l’ensemble de l’hôtel Torrentius et produit par Patrick Corillon, pour l’exposition. 
 
Ce lieu d’exception encore jamais ouvert au public, offre une lumière nouvelle sur la façon de travailler de Charles Vandenhove. Lieu de choix pour cette exposition intimiste, l’Hôtel Torrentius. Actuel siège de la Fondation, ce haut lieu du travail de Charles Vandenhove a accueilli les bureaux de son atelier. 
 
"Dans ses murs réside encore l’esprit de son travail et de sa passion pour l’art contemporain : la compagnie de ses livres et également d’œuvres de nombreux artistes belges et internationaux (Sol LeWitt, Daniel Buren...) avec lesquels il a noué d’étroites collaborations, un travail d’équipe dans l’atelier, mais aussi un rapport au passé car il s’agit de sa première « rénovation » d’un lieu chargé d’histoire." commentent les organisateurs.
 
HORAIRE
Du jeudi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h
Le samedi de 11h à 17h
Visites de groupes limitées à 12 personnes
Sur rendez-vous : www.fondationvandenhove.be
Le bâtiment n’est pas adapté et accessible aux personnes à mobilité réduite
Le plan de la balade est disponible à l'accueil
 


samedi 2 juillet 2022

Spa, Stavelot, Liège... Chronique "Reg'Arts" 14 sur Radio 4910

 

Chronique « Reg'Arts » 14 

 du 26 juin 2022par Véronique Wintgens sur Radio 4910


En ce début d’été : Balades « Découvertes » au menu :cap sur deux villes touristiques de notre région. Promenons-nous, non seulement dans les bois, mais aussi au cœur de Stavelot et de Spa…

Au cœur du centre historique et de la prestigieuse abbaye de Stavelot, le festival « De l’autre côté – On the other side » propose aux amateurs de : « S’échapper. Sortir de l’apnée ». 
Cette initiative revient au groupe de jeunes issu de la « Maison des Jeunes de Stavelot » qui a mis sur pied un tout nouveau festival de l’image et de la photographie. Celui a pour thématique : Ancrage(s). Ce parcours, accessible l’espace de trois week-ends, propose d’aller voir plus loin ou plus près des sujets abordés. Le temps d’une promenade, à travers la ville, la « Maison des Jeunes de Stavelot » invite le public à la rencontre de 18 artistes, entre expos intérieures et expos à ciel ouvert, à la curiosité de l’autre, à sa diversité, à ses richesses. Ce festival a débuté le weekd-end des 25-26 juin et sera également accessible les 1,2,3, 8, 9 et 10 juillet. 

Infos : festivalimagestavelot.be

 

Photo ©Dominique Coune

Zoom sur le 2e parcours artistique organisé, cette fois, dans la ville d’eau. Pour cette balade, il faudra savoir compter jusqu’à 10 pour découvrir les déclinaisons artistiques du symbole de la Spa Monopole. Créé en 1923, le sympathique et centenaire Pierrot, qui figure encore de nos jours sur les bouteilles de l’or bleu exploité par la société spadoise, a fait l’objet d’une série de douze statues. Elles sont toutes identiques et taillées en 3D dans un bloc de polystyrène de 1,80m de haut et d’1,50m de large. Décoré différemment par des artistes choisis par la Ville de Spa, le Centre culturel et la galerie Azur, les 10 Pierrot, posés sur des socles, ont pris place dans le centre-ville. Vous pourrez découvrir le « Pierrot Disco », le « Pierrot romantique », le « Pierrot version « Street Art » … Le parcours, inauguré le 18 juin dernier, a déjà fait le bonheur des petits et grands et des amateurs de photos et ce, à peine, installés. Ces sympathiques sculptures apportent une touche colorée et amusent, manifestement, les nombreux touristes qui posent à leurs côtés.

Notons que, parmi les 10 artistes, figure le theutois Marc-André Métais, l’auteur de la décoration du Pierrot installé place Maréchal Foch face à la galerie Azur. L’artiste propose un clin d’œil au street-art dans le fond et dans la forme puisqu’il a utilisé des motifs spécifiques à ce style artistique urbain, des bombes de peintures et la technique du pochoir.

Après Stavelot et Spa, pourquoi pas continuer sur votre lancée en prenant la direction de la Cité ardente où se déroule une exposition itinérante dans le centre-ville.

Art au Centre est un projet de revitalisation par l’art des commerces vides du centre-ville de Liège. Il consiste à investir les vitrines des commerces pour y installer des œuvres d’artistes liégeois, belges et étrangers afin de dynamiser les quartiers en offrant au visiteur un parcours artistique à travers la ville et ce jusqu’au 31 août. Vous pourrez y découvrir des peintures, des sculptures, des installations, des vidéos… Bref, toutes formes d’art actuel.

Si vous rejoignez Spa dans le cadre des Francofolies, ne manquez pas l’exposition de photographies signées Harry Fayt intitulée « Heart made in Belgium » visible à la Galerie Prince de Condé du 1er au 24 juillet. Présent pour la première fois à Spa, l’artiste liégeois connu pour ses portraits subaquatiques (notamment des bébés photographiés dans l’eau) propose des portraits très originaux d’artistes issus du monde musical, cinématographique et de l’art en général : Arno, Benoît Poelvoorde et cette superbe photo Tiph Barrow flottant en compagnie de son piano... 


 

Que l’art soit votre quotidien…