Bienvenue

Bienvenue sur ce modeste blog dédié à l'information artistique et culturelle dont nous avons connaissance.

Nous recevrons avec plaisir toute information concernant un évènement que vous organisez, un livre que vous venez d'écrire, un CD que vous venez d'enregistrer...

Ce blog est géré par un journaliste professionnel.








jeudi 27 février 2020

Un brillant virtuose du 17e siècle enregistré par la violiniste bulgare Plamena Nikitassova


Pour le label « Ricercar, Outhere Music », la violoniste bulgare Plamena Nikitassova s’intéresse à l’un des plus brillants virtuoses de l’importante école de violinistes qui a fleuri à Dresde durant le 17e siècle : Johann Paul von Westhoff (1656-1705).

Instrumentiste impressionnant, applaudi notamment par Louis XIV à Versailles, on lui doit les premières compositions pour violon seul qui annoncent les futurs chefs-d’œuvre de Johann Sebastian Bach.

Le programme de ce "cd-récital" comprend quelques suites du recueil édité à Dresde en 1696, ainsi que la suite qui fut éditée à Paris dans le Mercure galant en 1683, en écho à son passage à Versailles.

                                    A découvrir via ce lien 

A Bruxelles, Elen Braga expose une tapisserie sous l'arcade du Cinquantenaire


Une oeuvre monumentale investit l’arcade centrale du Cinquantenaire pour la journée internationale pour les droits des femmes 


Ce dimanche 8 mars, à Bruxelles, à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, une tapisserie de 120m² produite par l’artiste brésilienne Elen Braga sera suspendue de 13h à 17h devant l’arcade centrale de l’arc de triomphe du parc du Cinquantenaire (Bruxelles).

Il s’agit d’un auto-portrait monumental, dont la production a pris fin durant sa résidence à l’ISELP, l’un des principaux lieux consacrés à l’art actuel à Bruxelles
Photo Jules Toulet
Cette tapisserie représente plus de 2 184 heures de travail réalisées entre le 26 octobre 2018 et le 30 janvier 2020.

Ce projet de Braga, intitulé « Elen Ou Hubris », est un gigantesque tapis entièrement réalisé à la main (touffeté à la main) de 120m
² reproduisant l'image d'une femme debout sur un piédestal. Créé sous la forme d'un autoportrait géant de l'artiste haut de 24 mètres, ce projet a pour objectif d'entrer en dialogue avec le monument national où il sera exposé et avec l'image de la ville elle-même. Le choix de l'emplacement du Cinquantenaire fait donc partie intégrante du travail.

Photo Jules Toulet
Projet auto-initié en 2018, l’artiste confectionne méticuleusement l’ouvrage à l’aide de 200 kilos de laine fournie par des entreprises belges. Cela nécessite un labeur journalier de 5 à 7 heures afin de respecter l'échéance du 8 mars 2020.

« Caractérisée par l’outrance, l’orgueil et la démesure propres à la notion grecque de l’hubris, que cette nouvelle création évoque notamment par sa taille et son emplacement, elle revendique avec audace une place et une visibilité dans le paysage urbain comme catalyseur d’une réflexion critique sur l’ordre monumental et patriarcal des choses. » est-il souligné dans la présentation de cet évènement.

lundi 24 février 2020

Alexandre Cavaliere et son violon "manouche moderne"

Le violoniste montois Alexandre Cavalière (né en 1985) revient sur le devant de la scène jazz avec un nouveau projet : un quintet qui balance entre musique manouche, be bop et jazz moderne. Sur le label liégeois « Homerecords », le violoniste sort «Manouche moderne ». 

Depuis son plus jeune âge, Alexandre Cavalière n’a de cesse de vivre la musique. D’abord avec l’orchestre de son père puis, au fil des ans, dans moult expériences musicales le menant à côtoyer des grands noms de la scène jazz tels Didier Lockwood (qui le découvrit alors qu’il avait à peine 12 ans), Philipp Catherine, Eddy Louis, Billy Lagrène, Guy Cabay, Toots Thielemanns, Michel Herr, Richard Galliano… 

Aujourd’hui, le voici dans la lumière du devant de scène avec un projet dont il est le leader « Alexandre Cavaliere Quintet » au sein duquel  l’ont rejoint Manu Bonetti (guitare), Fred Guédon (guitare rythmique), Jean-Louis Rassinfosse (contrebasse) et Vincent Bruyninckx (piano).


 

dimanche 23 février 2020

Lettres inédites de Francis Poulenc


Professeur de lettres classiques, commissaire de plusieurs expositions consacrées au compositeur Francis Poulenc, Pierre Miscevic publie aux éditions Orizons « Lettres inédites à Brigitte Manceaux ». 

L’auteur invite ainsi à découvrir  la correspondance inédite conservée par la nièce du musicien le plus emblématique de son époque.   

Excellente pianiste, Brigitte Manceaux fut pour Francis Poulenc, plus qu’une nièce, « une indispensable conseillère musicale, une secrétaire et une confidente de chaque instant » précise l’auteur du livre.

Pas moins de 192 lettres composent cette correspondance soigneusement conservée par sa destinataire. 

« Elle constitue un véritable journal, dans lequel Francis Poulenc, l'un de nos grands épistoliers, livre comme nulle part ailleurs, avec tous ses paradoxes, sa vérité de musicien et d'homme. » insiste Pierre Miscevic.

Voici le journal épistolaire d’un oncle, compositeur encore admiré aujourd’hui, auteur de près de 200 mélodies, à sa nièce dans lequel il se livre comme jamais.

samedi 8 février 2020

L'ensemble belge Bradamante propose des "Concerti a quattro"


L’ensemble belge Bradamante propose, pour cet enregistrement pour le label « Muso », des « Concerti a quattro » pour flûte à bec, hautbois, violoncelle et clavecin. 

Ainsi, offre-t-il un tour d’horizon original et des plus intéressants avec des œuvres de compositeurs issus de pays différents « mais s’inscrivant dans la même logique, celle de mettre en valeur chaque instrument séparément, en s’éloignant de la sonate en trio pour se rapprocher du concerto « a molti stromenti », mis à l’honneur notamment par Vivaldi et Telemann » souligne l’ensemble musical.

Le parcours commence en Italie avec Arcangelo Corelli qui a considérablement développé la forme musicale du concerto grosso, celle-ci ayant eu une influence majeure sur toute la musique européenne du XVIIIème siècle. Un de ces concertos, le Concerto fatto per la notte di Natale a bénéficié d’un grand succès et est devenu un grand classique du répertoire de Noël.
Le voyage se poursuit avec des compositeurs français et germanique. Tout d’abord la Chaconne en trio de Jacques Morel, élève de Marin Marais, qui rejoint par son mode d’écriture les concertos en dialogue de ce programme, et met en valeur le registre aigu du trop rare violoncelle à 5 cordes.
Suit le Concerto a quattro de Haendel, découvert en 1931 en Bavière, et dont la paternité a récemment été remise en question car elle semble devoir être attribuée à Telemann.
On retourne ensuite en France avec le remarquable Concert de chambre de Jean-Joseph Mouret, Provençal exilé à Paris, et surtout connu pour ses musiques de scènes (tragédies lyriques et ballets héroïques).
Enfin, le répertoire nous ramène en Italie avec le Concerto RV 103 d’Antonio Vivaldi, qui met à l’honneur la flûte à bec chantante dans les parties solistes tandis que le hautbois oscille entre les rôles de ripieno et d’interlocuteur dans les parties de dialogue.
L’Ensemble Bradamante, par le choix des œuvres proposées et l’orchestration de nombre de celles-ci, poursuit une démarche de découverte et offre à ses auditeurs un bouquet de pièces de musique de chambre aux caractères divers et intenses.
L’Ensemble Bradamante tel qu’actuellement composé existe depuis l’édition 2006 du concours Axion Classics. L’ensemble y remporte alors un premier prix de musique de chambre. 
Des musiciennes cosmopolites constituent l’Ensemble Bradamante, formées en Belgique, Espagne, Suisse, Allemagne, Suède pour les musiques médiévale, baroque, romantique, classique, contemporaine et traditionnelle : Rachel Heymans (flûte à bec & hautbois baroque),  Anne-Catherine Gosselé (flûte à bec), Leonor Palazzo (violoncelle à cinq cordes) et  Paule Van den Driessche (clavecin).

vendredi 7 février 2020

10 heures de Beethoven sous les doigts de Paul Badura-Skoda


La collaboration entre le regretté pianiste viennois Paul Badura-Skoda (décédé en septembre 2019) et Michel Bernstein, le producteur de disques français fondateur d’Arcana, a été l’une des relations les plus fructueuses et durables de l’histoire de l’enregistrement. 

Parmi leurs principales réalisations, citons l’intégrale des sonates pour piano de Franz Schubert jouées sur instruments d’époque. Enregistrée dans les années 1990, elle est longtemps restée une référence et l’un des best-sellers du catalogue Arcana.
Dans le cadre des célébrations de l’anniversaire de la naissance de Beethoven, Arcana publie une nouvelle édition d’un enregistrement réalisé dans les années 1980, épuisé pendant de nombreuses années, 9 CD reprenant l'oeuvre complète de Ludwig van Beethoven de ses sonates pour piano, soit plus de 10 heures de musique. C’est à ce jour l’un des rares enregistrements complets sur instruments d’époque, et à bien des égards une réalisation majeure.
« Pour l’enregistrement complet des sonates de Beethoven, le musicien a choisi sept instruments de l’époque. Les instruments d’époque sont parfois victimes d’une conservation hasardeuse et d’une restauration hâtive et peu scrupuleuse. Cependant, les meilleurs d’entre eux possèdent une sonorité inimitable, une richesse de couleurs presque inconcevable et un charme indéfinissable. C’est pourquoi Paul Badura-Skoda ne travaille qu’avec des instruments originaux, acceptant le risque des difficultés qui peuvent surgir pour faire sortir la poésie et le rayonnement du discours. » explique Michel Bernstein.

 

jeudi 6 février 2020

A Flémalle, Anne De Gelas et un visage de lignes


A Flémalle (Liège), le Centre wallon d'art contemporain, la
Chataigneraie, s'intéresse au travail de la photographe belge Anne De Gelas en l'invitant à exposer du 15 février au 29 mars 2020. Sous le titre "Intermède", Anne De Gelas propose une étape de son travail en cours intitulé «Un visage de lignes». 



"Un visage de lignes ... l’autoportrait court les années, reflet du temps qui passe, la vie qui creuse des sillons. L’histoire s’inscrit à même la peau, l’autoportrait raconte."commente l'artiste, photographe depuis plus de 30 ans.

"Apparaissent dans le travail les autres, les amis, la famille. Portraits de ceux qui entourent lorsque le corps lâche, que le miroir se fissure. La reconstruction peut se faire dans les yeux des proches aimants. En eux, se retrouver peu à peu. Dans ce moment de fragilité, le désir renaît de porter un regard attentif sur de petites choses, souvenirs et objets du quotidien, des miettes éparpillées dans l’appartement. Les poser, les assembler, les photographier, prendre le temps de la convalescence et ...continuer » explique encore la photographe qui vit et travaille à Bruxelles.

Le travail d'Anne De Gelas, majoritairement photographique, articule aux images des textes et des dessins. Interrogeant le corps, l’absence, la solitude, les meurtrissures du temps et de la maladie, c’est toujours, en creux de l’œuvre, la puissance du désir et des liens que montre Anne De Gelas.

"Mon travail s’étire au fil des jours de manière obsessionnelle autour d’une expérience de vie, la mienne qui pourrait être celle de tant d’autres car sans doute à ce point banale qu’interchangeable. Et pourtant les événements qui la rythment sont ceux qui font battre le cœur, qui bouleversent : l’amour, la naissance, la maternité, la perte, l’avancée en âge, la mort. Parler de l’expérience humaine, moins la documenter que la partager de manière brute et parfois violente. Mon support, principalement le livre dans lequel se mêle photographies, textes, citations et dessins, comme moyen de diffusion à large échelle. Le livre comme objet dont on prend possession, qu’on transporte, qu’on abandonne et reprend. » explique-t-elle encore.



Informations supplémentaires