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jeudi 13 avril 2023

Guitare jazz à l'Atomium avec Philip Catherine

photo Ralf Dombrowski
A Bruxelles, ce 23 avril 2023, l'Atomium propose un concert de l'immense guitariste Philip Catherine, qui vient de fêter ses 80 ans fin octobre 2022. 

Depuis les années '60 Philip Catherine est une figure importante de la scène du jazz européen. Sa collaboration avec des grands artistes comme Charles Mingus, Chet Baker, Stéphane Grappelli, Dexter Gordon, Larry Coryell, Tom Harrell, NHOP, pour n'en nommer que quelques- uns, son style et sa sonorité uniques, son engagement musical, ont été importants et d'une influence incontestable sur le jazz contemporain européen.

Philip Catherine nous présentera le répertoire de son album "Pourquoi", une composition qui donne le titre à cette deuxième rencontre du trio avec le guitariste Paulo Morello et le bassiste Sven Faller. Sans aucun point d'interrogation est la musique de ces trois musiciens de haut vol. Avec un flow naturel, stylistiquement assurée dans tous les genres, parfois exubérante de vivacité puis contemplative et condensée comme une bonne musique de film. Depuis leur premier album "Manoir de mes rêves" (Enja, 2019) et une cinquantaine de concerts, Catherine, Morello et Faller ont fait mûrir leur art du trio et eur répertoire. Comme un bon vin.

Ce qui a commencé en 2010 par un jam entre les deux guitaristes dans les coulisses du "International Jazz Week Burghausen" compte, treize ans plus tard, "comme l'un des meilleurs trios que le jazz européen ait à offrir".

Informations pratiques 

dimanche 26 mars 2023

Chronique 10 « Plaisir CD » du 15 janvier 2023 sur Radio 4910

 


Le premier CD de cette chronique qui ouvre l’année nouvelle va nous mener dans la Rome baroque, la Naples galante et en d’autres lieux comme par exemple Milan, mais surtout dans un répertoire rare qui va côtoyer aussi Haendel. « Angelica Diabolica » est le titre de ce CD, le premier album d’une chanteuse reconnue pour ses interprétations du répertoire baroque et mozartien : Giulia Semenzato. Avec grâce, finesse et légèreté, la soprano italienne excelle dans ce répertoire des 17e et 18e siècles. Elle explore l’univers féminin du Roland furieux de l’Arioste publié en 1516. Dans celui-ci, elle a choisi Angelica, une princesse païenne. Certains morceaux ont une allure martiale, d’autres la mélancolie ou des sentiments plus intimes exprimant des souffrances.
Il y a aussi des pages plus familières pour l’auditeur avec par exemple l’Orlando de Georg Friedrich Haendel qui propose une Angelica telle une héroïne sensuelle et sans scrupule. De ce disque, il serait agréable de partager chaque plage tant grâce et musicalité sont présentes. Giuilia Semenzato mais aussi l’orchestre de chambre de Bâle partagent de belle manière ce voyage musical au cours duquel l’auditeur va rencontrer des femmes tour à tour angéliques et diaboliques.
Ecoutons les dans une œuvre d’Agostini Steffani « Orlando Generoso », particulièrement séduisante avec ce basson et ce violon solo qui, par leur union, offre une atmosphère assez rêveuse.
 Avec le CD suivant, nous allons remonter un peu dans l’histoire de la musique. Le MIB Wind Ensemble nous propose, avec beaucoup de musicalité et de brio, un rondino et un octet pour instruments à vent de Beethoven et une sérénade de Mozart. Ce n’est pas un hasard car ces deux compositeurs ont été les premiers, parmi les grands musiciens, à écrire pour les instruments à vent. Il ne s’agit donc pas ici d’adaptations mais bien d’œuvres originales.
Voici un disque particulièrement savoureux avec de jolies envolées mélodiques, des basses typiques de l’époque, de l’énergie et le timbre particulier des instruments à vent : le hautbois, la clarinette, le basson et le cor.
Voici donc des pages musicales de Mozart et Beethoven servies brillamment par un ensemble italien né de la volonté de musiciens issus d’importants orchestres italiens et européens. Leur ambition ? Donner une plus large place au répertoire pour ensembles d’instruments à vent dans les salles d’Italie et d’Europe.
Ecoutons les jolies couleurs instrumentales qu’offre ce mariage des différents instruments avec le MIB Wind ensemble dans un andante de Beethoven…
Pour clôturer, je vous emmène dans un monde magique et poétique, dans ce que je permettrai d’appeler du « baroque fusion », un délicieux mariage de baroque avec Bach et de jazz avec l’habile trompette de Jean-Paul Estiévenart. Un pont très intéressant entre deux mondes musicaux. Ce n’est pas la première fois que pareil mariage a lieu mais dans ce cas-ci, la musique est puissante, prenante, transcendante et les styles sont respectés. Difficile de dissocier jazz et Bach. Trompettiste belge, Jean-Paul Estiévenart dialogue, souvent en improvisant, avec un autre grand musicien, le hautboïste Marcel Ponseele. Avec eux, l’ensemble « Il Gardellino » brille avec un soutien efficace et énergique. « Triptyque » est le titre donné à ce CD car divisé en trois parties : la misère avec sa vallée de larmes, la transition avec un changement dans la vie quotidienne et au centre, la transfiguration avec les couleurs vives de la félicité.
L’album est le fruit d’une carte blanche accordée par Flagey en avril 2022 à Jean-Paul Estiévenart. Quel beau fruit que cette réunion entre la musique baroque et le jazz, parfois très contemporain. Nous voici à l’écoute d’un magnifique tableau musical où chacun avec sa palette sonore et son style peint une œuvre collective. Une œuvre qui respire la joie des musiciens à jouer ensemble et qui semble avoir été écrite telle qu’il nous l’offre avec magie et conviction.
Amateurs de Bach et de jazz, ce CD est pour vous !
Ecoutons ces excellents musiciens dans un extrait d’une Sinfonia.
                     Du plaisir en CD profitez-en bien !

samedi 25 mars 2023

Chronique 09 « Plaisir CD » du 18 décembre 2022 sur Radio 4910


J’ouvre cette chronique avec un album passionnant et très intéressant ! Une des belles sorties de ces derniers mois tant l’esthétique est originale, ambitieuse et porteuse d’une évidente ouverture musicale. « Rôles », du quintet franco-belge Synestet, emmené par l’excellente clarinettiste et compositrice Hélène Duret. Il faudra une oreille certes avertie pour en goûter toutes les subtilités tant la musique est élaborée, voire complexe. Elle oscille entre jazz d’aujourd’hui et musique contemporaine. Elle peut paraître folle et déjantée mais elle est savamment étudiée avec une sensation de jeu entre les musiciens. Constamment, la musique se transforme avec des cassures inattendues, des improvisations et des harmonies audacieuses. Tout cela construit des atmosphères très particulières et variées. L’auditeur est pris dans un voyage mouvementé, oscillant entre rêve et cauchemar, poésie et tumulte… Synestet offre une musique plaisante, contrastée, enthousiasmante et riche. A tel point, qu’on en redemande. Je ne sais le nombre de fois que j’ai écouté cet album et à chaque fois, avec un plaisir intense et une envie de le relancer… Un disque à conseiller et pas seulement aux oreilles averties.
De ce disque qui, pour l’anecdote, a été enregistré à Waimes, nous allons écouter quelques instants de « Salopette ».
 
Place à un voyage musical bien différent avec le premier CD du groupe bruxellois Saouta : « Ode to travel ». Né de la rencontre entre un saxophoniste et d’un joueur de tablas, Saouta, groupe de quatre musiciens, offre une musique métissée. Avec elle, il emmène l’auditeur dans un voyage vers l’Orient aux rythmes indiens des tablas et du joli son de l’Oud. Le saxophone soprano et la contrebasse nous rappellent l’échange interculturel et musical. L’ambiance orientale prend alors des allures jazzy. Au-delà des continents et des styles musicaux, les musiciens dialoguent avec bonheur dans une musique souvent spirituelle et méditative. Celle-ci est répétitive, vivante, propice aux improvisations. La longueur des morceaux plonge dans le rêve et la méditation. Oud, saxophone, contrebasse et tablas offrent un bien bel univers très coloré au-delà des espaces sonores trop souvent balisés. Ode au voyage, le CD porte magnifiquement son nom.
« Shakti » est le titre que je vous propose d’écouter pour plonger dans l’univers de Saouta.
 
Pour terminer cette chronique, je vous emmène vers Cuba et ses rythmes très particuliers. Voici des danses cubaines mais aussi Mozart… Découvrons ce projet mené par une corniste, membre du Philharmonique de Berlin : « Mozart y Mambo ». Le compositeur autrichien a écrit quatre concertos pour cor. Sarah Willis en reprend deux sur cet enregistrement mais passionnée de musique cubaine, la musicienne a demandé à des compositeurs cubains d’écrire pour son instrument. Ainsi est né le premier concerto cubain pour cor avec six danses originales mettant aussi à l’honneur les cordes et les percussions. C’est surtout par ces pièces que l’album trouve tout son intérêt. Pièces dans lesquelles on retrouve tout le plaisir de la musique cubaine : de ses percussions à ses rythmes syncopés, envoûtants et sensuels. L’auditeur retrouvera, avec plaisir, les plus célèbres rythmes de danse des différentes régions de Cuba. Invitation est donnée pour un voyage musical à travers cette île des Caraïbes et pour une musique énergique et passionnée. Sarah Willis aime la musique cubaine et son plaisir de marier son cor à celle-ci est évident.
Signalons encore que ce CD sert aussi à collecter de l’argent pour une fondation chargée d’offrir des instruments à des jeunes Cubains.
Partons vers les Caraïbes en écoutant Sarah Willis dans une des six danses écrites pour son instrument.
Du plaisir en CD, profitez-en bien !

dimanche 4 décembre 2022

Marc Frankinet quartet et Ottus dans cette Chronique 07 de Plaisir CD sur Radio 4910

Chronique 07 «  Plaisir CD » du 20 novembre 2022 sur Radio 4910

Cette nouvelle chronique sera 100% liégeoise de la musique, aux musiciens et aux compositeurs avec deux albums dans des styles diamétralement opposés !

Ouvrons la avec du jazz et un album jouissif : « In a little provincial town », le dernier cd en date du superbe trompettiste Marc Frankinet.

En quartet avec les non moins superbes Jacques Pirotton (guitare), Benoit Vanderstraen (basse) et Antoine Cirri (batterie), Marc Frankinet s’est plongé dans un hommage à dix compositeurs liégeois de l’après-guerre. Qu’ils soient liégeois de naissance ou d’adoption. Et non des moindres puisqu’au fil des plages, nous retrouvons Jeanne, Thomas, Jaspar, Ghazarian, Flechet, Pelzer ou encore Bedeur et List.

Dès les premières notes, nous entrons dans un réel bonheur d’écoute avec des musiciens en très grande forme, des sons chauds, des ambiances colorées. Les échanges entre les instruments, particulièrement entre la guitare de Jacques Pirotton et la trompette de Marc Frankinet, sont exaltants. C’est du jazz de haut niveau qui nous est offert et leur interprétation, pleine de lyrisme et de dynamisme, rend un hommage fort à ces compositeurs qui ont marqué l’histoire musicale de Liège et bien au-delà… Un CD de référence pour les amateurs de jazz mais aussi pour les jeunes guitaristes et trompettistes. Ils trouveront ici des moments musicaux qui vont les marquer et certainement une motivation encore plus forte à travailler leur instrument.

Vivement un second opus de cet hommage avec du Cabay, du Zurstrassen, du Vaiana… Il y a encore des partitions de Liégeois à remettre dans les oreilles des amateurs de jazz.

Ecoutons un morceau de Bobby Jaspar « Memory of dick »

Avec le disque suivant, nous changeons radicalement de style mais nous restons à Liège, démontrant la richesse et la diversité musicale que nous rencontrons en terre mosane.

Nous voici, avec « Ghost Travellers » du groupe Ottus, écrit avec deux TT et donc à ne pas confondre avec le nom savant du hibou. Nous pénétrons dans l’univers du pop-folk, du folk-rock, voire plus encore tant les instruments acoustiques de l’ensemble de Loic Holzemer nous entraînent dans de multiples ambiances et styles.

Nous sommes bien dans une mouvance néo-folk avec des instants souvent intimistes et mélancoliques mais baignée d’une musique assez contrastée. Parfois colorée de country, de musiques des balkans… Les influences sont diverses et multiples. Dans certains aspects, on songe au folk rock de la fin des années ’60, début ’70… A d’autres moments, à un rock plus crasseux et actuels… Ca balance entre différents styles mais c’est bien le pop folk qui domine par l’importance donnée aux instruments acoustiques comme la guitare, la mandoline, l’accordéon, le banjo mais aussi certaines harmonies vocales. Ottus a conçu cet album comme une aventure romancée, un récit d’aventures où chaque rencontre est prétexte à une chanson. Nous accompagnons un fantôme en voyage, en quête initiatique. Et un voyage n’étant pas toujours un long fleuve tranquille, il est normal de passer par différents états, d’être bousculé ou enchanté…

Je terminerai en mettant en lumière le livret qui accompagne le disque. Loïc Holzemer a illustré de quelques planches BD chaque chanson. De quoi aider à entrer un peu plus dans l’univers d’Ottus et de son fantôme voyageur.

Nous écoutons ce groupe liégeois dans un extrait qui démontre la diversité musicale qu’offre Ottus : « The wave stride »

Du plaisir en CD profitez-en bien !

mercredi 28 septembre 2022

"Plaisir CD", chronique musicale 04 sur Radio 4910

 

Plaisir CD – Radio 4910

Chronique 04 «  Plaisir CD » Jazz01 du 25 septembre 2022 sur Radio 4910

 


Le Jazz s’invite, désormais, dans notre chronique « Plaisir CD ». Celle de ce dimanche matin va lui être totalement consacrée avec trois artistes évoluant dans des styles différents. Avec comme point commun, la guitare…

A tout seigneur, tout honneur… Ouvrons la chronique avec l’un des guitaristes parmi les plus fabuleux et talentueux de la sphère jazz au niveau international : le Belge Philip Catherine.

A quelques jours de ses 80 ans, sort un album « live » simplement intitulé « 75 ». 75 parce qu’enregistré à Flagey, en novembre 2017 pour célébrer le 75e anniversaire de ce vrai maestro du jazz et de la guitare.

A cette occasion, Philip Catherine a eu « carte blanche » et a installé sur la scène de Flagey, une formation étonnante avec deux pianos et deux batteries. A ses côtés, des vieux amis tels Bert Joris (trompette), Gerry Brown (batterie), Nicolas Fizman (guitare), Bert van den Brick (piano), Philippe Aerts (contrebasse) mais aussi la jeune génération avec Antoine Pierre (batterie), Nicola Andrioli (piano). La fille de Philip Catherine, Isabelle (chant), est également présente.

En ressort un disque au programme des plus variés, mêlant anciens et nouveaux morceaux, au dynamisme et aux envolées musicales qui font oublier que différentes générations sont réunies sur la même scène. « 75 » est un cd à la musique intemporelle qui célèbre tant un guitariste généreux, au jeu attachant et touchant que des musiciens authentiques et à l’immense talent. « 75 » célèbre aussi un groupe fantastique qui nous offre de splendides dialogues musicaux.

Ecoutons un extrait de « You don’t know what love is » avec Isabelle Catherine au chant.

 Avec l’album suivant, intitulé « Lightmares » (cauchemars en français), nous entrons dans l’univers du groupe belge « Harvest Group », dont le leader est le compositeur-guitariste Guillaume Vierset. Il est considéré comme l’un des plus importants de notre époque et participe à des projets qui marquent l’actuel paysage musical belge avec LG Jazz Collective, Sharko, Typh Barrow, Thomas Champagne… Sa musique est nourrie de nombreuses influences et des plus diverses : du rock, du jazz, du contemporain… Elles se retrouvent toutes dans ce disque dont les dix plages ne souffrent d’aucun blanc entre elles, offrant à l’auditeur un confort d’écoute qui le plonge, durant 32 minutes, dans l’univers de Guillaume Vierset. Ainsi, se construit une symphonie où alternent les atmosphères aux arrangements musicaux subtils et travaillés. Je n’ai pas vécu « Lightmares » comme un cauchemar mais comme une histoire captivante avec ses moments de grande poésie, de lyrisme, de colère aussi, de tensions. Les nombreuses écoutes ont été à chaque fois synonyme de voyages à travers des sentiments tantôt positifs tantôt négatifs. Ce n’est pas l’album d’une seule écoute. Il doit se déguster comme un grand mets pour en découvrir toutes les subtilités tant il est dense.

Pour servir cette musique pour le moins originale, Harvest Group est constitué d’un « line up » tout aussi original. Avec la guitare, viennent dialoguer un  violoncelle (Marine Horbaczewski), un sax soprano (Mathieu Robert), une contrebasse (Yannick Peeters) et une batterie (Yves Peeters).

En vrai, sur scène, pas trop loin de chez nous, il sera possible de découvrir Harvest Group ce 14 octobre à l’An Vert à Liège.

Je vous propose d’écouter un extrait de Wake up/Sleep

Pour terminer cette chronique,  nous plongeons dans une toute autre atmosphère. Celle du jazz manouche avec le guitariste Tchavolo Schmitt, une référence incontournable actuellement du jazz manouche en France.

Virtuose de son instrument, Tchavolo séduit par son jeu fluide, son sens de la mélodie et le swing incroyable qu’il développe avec son ensemble formé de deux guitares et d’une contrebasse. Au fil des plages, viennent s’associer des violons, un piano, une clarinette… L’album, enregistré en une seule journée entre deux dates de concert, dégage une énergie incroyable et un lyrisme époustouflant sur une rythmique des plus vivantes. C’est du direct et l’enregistrement le fait superbement ressentir, jusqu’aux positionnements des doigts sur la guitare. 

A l’écoute de « Miri Chterna », le titre de l’album qui signifie « Mon étoile », c’est toute une atmosphère et une époque qui resurgissent… Avec sa touche personnelle, Tchavolo nous rappelle, que 70 ans après la disparition de Django Reinhardt, le jazz manouche est toujours vivant, la guitare toujours prête à swinger et les musiciens à jouer comme s’ils devaient mourir demain.

Du plaisir en CD profitez-en bien !

Voici pour clôturer Tchavolo et ses amis dans « Coucou »

 

 

 

vendredi 9 septembre 2022

 

A sortir le 1er octobre prochain... Ce disque qui ravit actuellement mes oreilles... Le nouveau "Philip Catherine", l'un des plus grands guitaristes de jazz européens... 
Ce disque est l'enregistrement du concert qu'il a donné, à Flagey, à l'occasion de son 75e anniversaire. 
Prochainement chroniqué sur Radio 4910


dimanche 31 janvier 2021

Julien Tassin, un guitariste à découvrir

  A découvrir... 

Entendu et découvert à la radio, ce guitariste de jazz Julien Tassin venu présenter, aux micros de Musique 3, son nouvel album, le second de sa jeune carrière : "Moondancer"

Deux ans après un premier disque en trio (Sweet Tension, Igloo 2018), le guitariste Julien Tassin revient avec Moondancer, 8 titres inspirés de Jazz, de Blues et de musiques de film.

Cet album est présenté ici

avec la possibilité d'écouter quelques extraits.

Sur Youtube, il est aussi donné l'occasion, avec une vidéo datant d'août 2019, de découvrir Julien Tassin, seul à la guitare électrique.ici 

jeudi 19 novembre 2020

David Linx présente son nouvel album


Chanteur de jazz, 40 ans de carrière, considéré comme
l’inventeur du « chanteur de jazz européen », chanteur formidable... David Linx présente son nouvel album "Skin in the game", sorti chez Cristal Records. Découvrez cet extrait enregistré en direct sur TSF Jazz.

Une chanson en direct sur TSF Jazz

Et ce clip de la chanson Prophet Birds, second single de son album 

 

vendredi 16 octobre 2020

Stavelot, Yves Zurstrassen expose au Triangle bleu

 

Depuis 1994, la galerie Triangle Bleu, à Stavelot (Belgique) suit le travail de l'artiste belge Yves Zurstrassen.

Jusqu'au 27 décembre prochain, cette galerie présente les nouvelles œuvres qu’il a conçues dans la foulée de son exposition Free à BOZAR, Bruxelles.

Yves Zurstrassen n’a eu de cesse d’explorer la peinture pour parvenir à une abstraction singulière particulièrement marquante. Avec une force de créativité intense, au son du jazz, il assure, dans tous les formats, des petits sériels aux monumentaux, à la fois l’accomplissement d’une synthèse personnelle et des recherches avancées.

“Zurstrassen développe une forme de confrontation remarquable avec l’histoire de la peinture abstraite et concrète depuis Malevitch. Empreint de maîtrise, le jeu avec la tradition dispense un grand plaisir visuel” a écrit le Professeur Dr. Wolfgang Becker.

"La peinture de Yves Zurstrassen est toujours caractérisée par une dynamique interne puissante, où les formes s’organisent subtilement suivant le rythme de trames et superpositions d’une part, et dans un espace divisé de façon plus géométrique d’autre part. La couleur tantôt ardente tantôt délicate circule en surface et en profondeur ; l’œil rebondit sur les toiles avoisinantes, le tout formant des variations sur un thème. De plus, dans sa proposition presque architecturale, la peinture dialogue étonnamment avec l’espace." commentent encore les galeristes.

Plus d'informations ici



samedi 19 septembre 2020

Bruxelles, ce que le jour doit à la nuit

La sixième édition du Festival ARTONOV aura lieu à Bruxelles dans différents lieux Art nouveau, Art Déco et d’architecture notable sur le thème « ce que le jour doit à la nuit ». 

En route pour la sixième édition plus engagée que jamais grâce à la motivation de l’équipe du festival, des artistes et des lieux partenaires, le Festival ARTONOV s’apprête à  surprendre le public avec une programmation inédite du 4 au 11 octobre 2020.

La programmation a été adaptée aux normes sanitaires actuelles tout en conservant le thème « ce que le jour doit à la nuit »  et en maintenant le goût de l’aventure artistique que le festival défend depuis la première édition. Unissant l’Orient et l’Occident, les artistes de cette édition s’emparent de la lumière et l’enchantent pour mieux révéler au public un monde aux multiples transparences.

Depuis le confinement, un défi pour tous, en tant qu’individus, communautés et dans l’ensemble de la société, il est temps d’illuminer cette période sombre et d’aller à la rencontre des événements culturels.  Un vent de nouveauté souffle sur cette édition spéciale avec la présence de la jeune génération artistique belge et internationale.

Cette année les organisateurs du festival ont opté pour des lieux d'architecture contemporaine tels que COOP à Anderlecht avec Stretch/Timemonochromes, une performance continue de 4h réalisée par la directrice, chorégraphe et artiste visuelle Isabella Soupart et le directeur musical et pianiste Guy Vandromme, spécialiste de Steve Reich.

See U à Ixelles, anciennement caserne de gendarmerie, accueille le collectif granvat et la performance Come on Feet alliant la puissance et l'improvisation des cultures de la danse underground à la flexibilité et aux techniques de la danse contemporaine.

Les amateurs d'Art nouveau ne seront pas pour autant oublié. À la Bibliothèque Solvay, l’impressionant duo jazz composé de Médéric Collignon et Vincent Courtois célèbre le retour au toucher du son, mélange de bruits urbains, beat-box et improvisations sur leurs retrouvailles. Ils joueront le temps présent avec leurs bagages du temps écoulé.

Dans la Maison Saint-Cyr de l’architecte Gustave Strauven, une découverte multi-sensorielle pour un public privilégié limité avec la musicienne Catalina Vicens à l’organetto et les installations olfactives de la créatrice de parfums et artiste plasticienne Lisa Goldberg. Celle-ci interviendra également à la Bibliotheca Wittockiana avec Michaël Grébil Liberg (luth médieval, voix et électronique) pour un moment poétique dédiée aux lumières et aux ténèbres. 

 

L’époque de l’Art nouveau sera aussi à l’honneur avec une intégrale en deux concerts de la musique pour instruments à vents - sur instruments d’époque - de Francis Poulenc à l’Hôtel Max Hallet,  par l’ensemble Dialoghi et Antoine Pecqueur (texte).

Moment fort de cette édition, la soirée au musée de la Banque Nationale dédiée à une œuvre de la collection d’art de la Banque avec le duo ART’uur de Wim Van Hasselt et Koen Plaetinck. Ils collaborent avec divers artistes interdisciplinaires et font usage de nouvelles plate-formes numériques. Équipés de trompettes multiples, d’une diversité étrange de percussions et d’un trop-plein d’électronique, ils conçoivent un nouvel univers sonore.

Et enfin, une nouveauté singulière par la présence de l’art du cirque. Jeanne Mordoj présentera le fruit de sa résidence d’une semaine dans le bâtiment de l’Hectolitre, ancien club échangiste bruxellois.

lundi 24 février 2020

Alexandre Cavaliere et son violon "manouche moderne"

Le violoniste montois Alexandre Cavalière (né en 1985) revient sur le devant de la scène jazz avec un nouveau projet : un quintet qui balance entre musique manouche, be bop et jazz moderne. Sur le label liégeois « Homerecords », le violoniste sort «Manouche moderne ». 

Depuis son plus jeune âge, Alexandre Cavalière n’a de cesse de vivre la musique. D’abord avec l’orchestre de son père puis, au fil des ans, dans moult expériences musicales le menant à côtoyer des grands noms de la scène jazz tels Didier Lockwood (qui le découvrit alors qu’il avait à peine 12 ans), Philipp Catherine, Eddy Louis, Billy Lagrène, Guy Cabay, Toots Thielemanns, Michel Herr, Richard Galliano… 

Aujourd’hui, le voici dans la lumière du devant de scène avec un projet dont il est le leader « Alexandre Cavaliere Quintet » au sein duquel  l’ont rejoint Manu Bonetti (guitare), Fred Guédon (guitare rythmique), Jean-Louis Rassinfosse (contrebasse) et Vincent Bruyninckx (piano).


 

lundi 3 février 2020

Une contrebasse et une guitare dialoguent

Luz da Lua : la rencontre entre le contrebassiste André Klénès et le guitariste Adrien Brogna.

Sur le label liégeois Homerecords, sort le premier cd : "Illuminations" de ce duo de cordes pour découvrir des compositions d'André Klénès, influencées par le jazz et la musique du monde. 
Ponctué de cadences d'improvisations, le répertoire voyage également dans l'univers de Tom Jobim, Caetano Veloso et Egberto Gismonti. Latino-Jazz, Néo-Classique, Musique du Monde : 'Luz da Lua', nom donné à ce projet musical mené en duo, propose un lien organique entre tous ces grands courants actuels. 
Un ensemble de créations et de découvertes illuminé par les
influences multiples de deux solistes expérimentés au talent largement reconnu.
Avec en invités pour colorer certaines plages : Sébastien Walnier (violoncelle), Osvaldo Hernandez Napoles (pandeiro, maracas, caxixi, bongos) et Antoine Dawans (trompette).
Surveillez les agendas de concerts, plusieurs dates sont prévues, dans les mois à venir, à St-Georges, Bruxelles, Liège, Charleroi, Mons...

Les cordes avides du violon de Françoise Derissen

Depuis longtemps, la violoniste belge de jazz Françoise Derissen souhaitait concrétiser un projet en solo. Celui-ci est maintenant bien réel, avec des concerts et un nouveau CD :"Cordes avides", paru sur le label liégeois Homerecords.

Françoise a composé tous les morceaux de ce projet, excepté une composition de son ami Renaud Lhoest.
A elle seule, Françoise fait entendre plus d'une voix. 

Sur un violon à 4 cordes ou à 5 cordes, grâce à une « loopstation », elle ressemble à une divinité "shivaïte" aux multiples bras.

Le contrebassiste Boris Schmidt a rejoint Françoise Derissen dans ce projet musical.

Namur, Bruxelles, La Louvière, Ham-sur-Heure, Ronquières, Laneffe... sont des villes où Françoise Derissen présentera, sur scène, son nouveau projet discographique. 


mercredi 5 avril 2017

A Bruxelles, du jazz le temps d'un week end en mai

200 concerts gratuits, 700 musiciens...
lors du Bru Jazz WE

Le BRU JAZZ WE (Brussels Jazz Weekend) fera vibrer Bruxelles d’un mélange de free jazz, de blues et de funk, saupoudré de musiques du monde.

Au cours du dernier week-end du mois de mai – les vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 –, Bruxelles sera l’endroit incontournable pour les mordus de jazz. Durant ces trois jours de fête les meilleurs groupes belges et des affiches internationales !

En extérieur, autour des cinq scènes en plein air sur les plus belles places de la capitale (Grand-Place, place Sainte-Catherine, Grand Sablon, place Fernand Cocq et place du Luxembourg), et à l’intérieur, dans plus de 80 clubs, cafés et hôtels, où la fête continuera jusque tard la nuit …

Une matinée spéciale sera proposée aux familles, tandis qu’une ambiance conviviale enveloppera toute la ville.
 

A Bruxelles, plus de 700 musiciens vous accueilleront lors de  200 concerts gratuits au BRU JAZZ WE !