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mercredi 28 septembre 2022

"Plaisir CD", chronique musicale 04 sur Radio 4910

 

Plaisir CD – Radio 4910

Chronique 04 «  Plaisir CD » Jazz01 du 25 septembre 2022 sur Radio 4910

 


Le Jazz s’invite, désormais, dans notre chronique « Plaisir CD ». Celle de ce dimanche matin va lui être totalement consacrée avec trois artistes évoluant dans des styles différents. Avec comme point commun, la guitare…

A tout seigneur, tout honneur… Ouvrons la chronique avec l’un des guitaristes parmi les plus fabuleux et talentueux de la sphère jazz au niveau international : le Belge Philip Catherine.

A quelques jours de ses 80 ans, sort un album « live » simplement intitulé « 75 ». 75 parce qu’enregistré à Flagey, en novembre 2017 pour célébrer le 75e anniversaire de ce vrai maestro du jazz et de la guitare.

A cette occasion, Philip Catherine a eu « carte blanche » et a installé sur la scène de Flagey, une formation étonnante avec deux pianos et deux batteries. A ses côtés, des vieux amis tels Bert Joris (trompette), Gerry Brown (batterie), Nicolas Fizman (guitare), Bert van den Brick (piano), Philippe Aerts (contrebasse) mais aussi la jeune génération avec Antoine Pierre (batterie), Nicola Andrioli (piano). La fille de Philip Catherine, Isabelle (chant), est également présente.

En ressort un disque au programme des plus variés, mêlant anciens et nouveaux morceaux, au dynamisme et aux envolées musicales qui font oublier que différentes générations sont réunies sur la même scène. « 75 » est un cd à la musique intemporelle qui célèbre tant un guitariste généreux, au jeu attachant et touchant que des musiciens authentiques et à l’immense talent. « 75 » célèbre aussi un groupe fantastique qui nous offre de splendides dialogues musicaux.

Ecoutons un extrait de « You don’t know what love is » avec Isabelle Catherine au chant.

 Avec l’album suivant, intitulé « Lightmares » (cauchemars en français), nous entrons dans l’univers du groupe belge « Harvest Group », dont le leader est le compositeur-guitariste Guillaume Vierset. Il est considéré comme l’un des plus importants de notre époque et participe à des projets qui marquent l’actuel paysage musical belge avec LG Jazz Collective, Sharko, Typh Barrow, Thomas Champagne… Sa musique est nourrie de nombreuses influences et des plus diverses : du rock, du jazz, du contemporain… Elles se retrouvent toutes dans ce disque dont les dix plages ne souffrent d’aucun blanc entre elles, offrant à l’auditeur un confort d’écoute qui le plonge, durant 32 minutes, dans l’univers de Guillaume Vierset. Ainsi, se construit une symphonie où alternent les atmosphères aux arrangements musicaux subtils et travaillés. Je n’ai pas vécu « Lightmares » comme un cauchemar mais comme une histoire captivante avec ses moments de grande poésie, de lyrisme, de colère aussi, de tensions. Les nombreuses écoutes ont été à chaque fois synonyme de voyages à travers des sentiments tantôt positifs tantôt négatifs. Ce n’est pas l’album d’une seule écoute. Il doit se déguster comme un grand mets pour en découvrir toutes les subtilités tant il est dense.

Pour servir cette musique pour le moins originale, Harvest Group est constitué d’un « line up » tout aussi original. Avec la guitare, viennent dialoguer un  violoncelle (Marine Horbaczewski), un sax soprano (Mathieu Robert), une contrebasse (Yannick Peeters) et une batterie (Yves Peeters).

En vrai, sur scène, pas trop loin de chez nous, il sera possible de découvrir Harvest Group ce 14 octobre à l’An Vert à Liège.

Je vous propose d’écouter un extrait de Wake up/Sleep

Pour terminer cette chronique,  nous plongeons dans une toute autre atmosphère. Celle du jazz manouche avec le guitariste Tchavolo Schmitt, une référence incontournable actuellement du jazz manouche en France.

Virtuose de son instrument, Tchavolo séduit par son jeu fluide, son sens de la mélodie et le swing incroyable qu’il développe avec son ensemble formé de deux guitares et d’une contrebasse. Au fil des plages, viennent s’associer des violons, un piano, une clarinette… L’album, enregistré en une seule journée entre deux dates de concert, dégage une énergie incroyable et un lyrisme époustouflant sur une rythmique des plus vivantes. C’est du direct et l’enregistrement le fait superbement ressentir, jusqu’aux positionnements des doigts sur la guitare. 

A l’écoute de « Miri Chterna », le titre de l’album qui signifie « Mon étoile », c’est toute une atmosphère et une époque qui resurgissent… Avec sa touche personnelle, Tchavolo nous rappelle, que 70 ans après la disparition de Django Reinhardt, le jazz manouche est toujours vivant, la guitare toujours prête à swinger et les musiciens à jouer comme s’ils devaient mourir demain.

Du plaisir en CD profitez-en bien !

Voici pour clôturer Tchavolo et ses amis dans « Coucou »

 

 

 

vendredi 9 septembre 2022

 

A sortir le 1er octobre prochain... Ce disque qui ravit actuellement mes oreilles... Le nouveau "Philip Catherine", l'un des plus grands guitaristes de jazz européens... 
Ce disque est l'enregistrement du concert qu'il a donné, à Flagey, à l'occasion de son 75e anniversaire. 
Prochainement chroniqué sur Radio 4910


vendredi 1 juillet 2022

Plaisir CD, chronique musicale sur Radio 4910

                      Plaisir CD – Radio 4910 - FM 92.9

Chronique 02 « Plaisir CD » du 26 juin 2022 sur Radio 4910


Bonjour
Le compositeur dont je vais vous parler en ouverture de cette chronique et dont nous entendons la musique en fond est loin d’être un inconnu. Ses mélodies accompagnent bon nombre de films à grand succès et il n’est pas rare qu’au fil d’une journée, une de ses musiques ne viennent titiller notre oreille… 
Pendant 60 ans, il en a écrit pas moins de 500 pour le cinéma et la télévision : Sacco et Vanzetti, les Incorruptibles, le Professionnel, le Clan des Siciliens, les Huit Salopards… Vous l’avez deviné : il s’agit du génial Ennio Morricone. Lui qui, au début de sa carrière, pensait qu’écrire de la musique de films était une humiliation, est devenu le Maître en la matière, deux fois Oscarisé et de nombreuses fois primé lors d’autres cérémonies… Il a marqué le cinéma mais surtout, au-delà de sa mort survenue en juillet 2020 à l’âge de 91 ans, il a marqué la musique de films.
Le disque que je vous présente aujourd’hui démontre qu’il marque aussi la musique tout simplement. Depuis plusieurs décennies, Ennio Morricone repensait certaines de ses œuvres pour les adapter à la scène, créant des « suites de concert ». Il se remet donc en question pour aboutir au début des années 2000 à transformer ces suites en oeuvres pour instrument soliste et orchestre… Quelques mois avant sa mort, il termine le recueil qui constitue ce disque : « Cinema Suites pour violon et orchestre ».
Au violon, nous retrouvons un musicien, de grande qualité, très sensible, Marco Serino. Pas n’importe qui par rapport au Maître Morricone car pendant 20 ans, il a été soliste dans les bandes originales et dans le cadre des tournées mondiales autour des œuvres du compositeur italien. Ces suites sont entièrement dédiées à Marco Serino qui a étroitement collaboré à l’écriture de la partition.
A la veille du second anniversaire de la mort d’Ennio Morricone, sous la baguette de son fils Andréa à la tête de l’Orchestre Haydn de Bolzano et Trento, nous redécouvrons dans un nouvel habillage des musiques ayant accompagnés des films comme Il était une fois dans l’ouest, le Bon, la Brute et le méchant de Sergio Leone, Mission de Roland Joffé, 1900 de Bertolucci, Cinéma Paradisio, Une pure formalité de Tornatore…
C’est magnifiquement interprété. Il est très agréable de plonger dans ces musiques repensées et surtout dans l’univers d’un génie musical. Le disque est sorti chez Arcana.
 
Le CD suivant nous permet de rendre hommage à ces femmes et hommes qui , semaine après semaine, exercent un art musical plusieurs fois centenaires : le chant choral. Depuis 1989, la Fondation Bettencourt soutient des ensembles, notamment par le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral. Cet engagement pour le chant choral trouve un nouvel élan ici avec la sortie du disque : « Viva, 30 ans d’art choral ». 19 ensembles vocaux ont été retenus pour ce disque, dont un Belge : le Chœur de chambre de Namur, lauréat en 2006. Le CD reflète non seulement les grandes qualités des ensembles enregistrés comme les Arts Florissants, le Concert Spirituel, les Cris de Paris, la Maitrise de Notre Dame de Paris… mais aussi la grande diversité du répertoire interprété allant de Rameau à Benjamin Britten en passant par Charpentier, Ohana, Poulenc, Debussy… Voici le Chœur de Namur, dirigé par Leonardo Garcia Alarcon, dans un Ave Maria de Giovanni Giorgi.
 
 Je terminerai cette chronique en rappelant la sortie du traditionnel coffret dédié au Concours Reine Elisabeth qui s’est clôturé début juin. Quatre cds reprennent les meilleurs moments de cette seconde édition dédiée au violoncelle. On retrouve les lauréats de cette année dans les concertos de Haydn avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie et dans les grands concertos du répertoire joués lors des finales avec le Brussels Philharmonic. Et s’il vous intéresse d’entendre en direct la première lauréate du Concours, la jeune Coréenne Hayong Choi. Elle sera, ce jeudi 30 juin en récital à Eupen, avec le pianiste Joachim Carr.
Quant à nous, chers auditeurs de Radio 4910, nous étions accompagnés pour terminer cette chronique par la jeune violoncelliste belge Stéphanie Huang qui a conquis le public du Concours. Nous l’écoutons dans un extrait d’une sonate de César Franck.
Du plaisir en CD, profitez-en bien.

mardi 14 juin 2022

A Namur, la folie au coeur du festival musical

Ensemble La Chimera ©Dominique Coune

 Le Festival Musical de Namur revient pour une 58e édition : des concerts immanquables de mi-juin à fin juillet et une escapade à Maredsous en septembre, avec la folie pour fil conducteur.

Tout au long de l’histoire, un grain de folie semble avoir participé à la genèse des œuvres artistiques. De ce point de vue, Carlo Gesualdo est en quelque sorte un modèle du genre. Tour à tour mystique, compositeur passionné et prince assassin, il laisse une musique qui traduit avec acuité les désordres de l’âme (Ensemble Tarentule, concert du 6 juillet). Tout en étant mieux dans leur tête, d’autres compositeurs à la réputation sans tache peuvent de temps en temps se laisser aller à une certaine fantaisie, tel Johann Sebastian Bach qui, entouré de ses amis musiciens et étudiants, peut célébrer tant les beautés apolliniennes que les joies rustiques de Bacchus (concert du 14 juin sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon).
 
L’opéra est habité par nombre de personnages dont la tempérance de l’humeur n’est pas la qualité première, comme les spectateurs pourront le constater tout au long des récitals du 1er juillet (Dolce Folia), du 6 juillet (Magiciennes baroques) et du 13 juillet (Opéra sens dessus dessous). La mise en musique de textes tirés de l’Orlando Furioso offre également de nombreuses figures qui s’égarent face à des situations inextricables et des sentiments trop lourds (sous la direction d’Eduardo Egüez, le 5 juillet). Dans le même ordre d’idée, le sage roi Solomon ne risque-t-il pas de perdre pied à la vue de la magnifique reine de Saba ? (Handel, sous la direction d’Alarcon, le 28 juillet).
 
Etait-il raisonnable pour un jeune garçon au 17e siècle de s’engager comme mousse dans la marine anglaise ? Probablement pas. Il nous en reste pourtant des témoignages musicaux étonnants à découvrir le 3 juillet dans Les Corsaires d’Elizabeth, en compagnie de jeunes chanteurs issus du Trinity College de Londres.
 
Même consacré largement à la folie, l’édition 2022 du Festival Musical de Namur n’oublie pas de faire place à l’interprète associée cette année à l’ensemble des Festivals de Wallonie, la soprano Sophie Junker, qui a concocté avec Anthony Romaniuk un programme ... un peu fou ... où se croisent joyeusement les époques et les types de clavier (Isolation, le 9 juillet).
 
2022, ce sont également les 60 ans de l’ensemble Musiques Nouvelles, qui propose pour l’occasion un mix original et étonnant entre de jeunes compositeurs et des musiques populaires qui ont bercé nos oreilles ces dernières décennies (Radio Concert, 2 juillet).
 
2022, c’est également le 200e anniversaire de César Franck, un compositeur qui laisse un riche catalogue de magnifiques pages vocales et chorales au sein duquel Thibaut Lenaerts et le Chœur de Chambre de Namur ont été glaner quelques pépites (7 et 8 juillet).
 
Pas de festival non plus sans un coup de projecteur accordé aux jeunes talents. Les spectateurs sont invités à les découvrir notamment le 5 juillet (Duo Novotna, sélectionné par le concours « Génération classique » des Festivals de Wallonie) et le 8 juillet (Les Symphonies d’Ophélie Gaillard).
 
2022, enfin, est marqué par le 150e anniversaire de l’Abbaye de Maredsous. Un événement auquel le festival est musicalement associé à travers un récital d’Olivier Latry, l’organiste de Notre-Dame de Paris. Pour l’occasion, le festival se prolongera jusqu’au 11 septembre.

AGENDA

VENDREDI 1er JUILLET, 20H
Namur Concert Hall | Grand Manège
DOLCE FOLIA
CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU
FRANCK-EMMANUEL COMTE, direction

SAMEDI 2 JUILLET, 20H
Namur Concert Hall | Grand Manège
RADIO CONCERT
ENSEMBLE MUSIQUES NOUVELLES (60 ANS)
JEAN-PAUL DESSY, direction

DIMANCHE 3 JUILLET, 16H
Saint-Loup
LES CORSAIRES D’ELIZABETH
L’ACHÉRON
FRANÇOIS JOUBERT-CAILLET, direction

MARDI 5 JUILLET, 12H
Saint-Loup
DUO NOVOTNA
2e LAURÉATS DU CONCOURS “GÉNÉRATION CLASSIQUE” DES FESTIVALS DE WALLONIE

MARDI 5 JUILLET, 20H
Saint-Loup
IL PALAZZO DI ATLANTE
LA CHIMERA
EDUARDO EGÜEZ, direction

MERCREDI 6 JUILLET, 12H
Saint-Loup
MAGICIENNES BAROQUES
LUCILE RICHARDOT – JEAN-LUC HO

MERCREDI 6 JUILLET, 20H
Saint-Loup
GESUALDO
ENSEMBLE TARENTULE
RÉPONS DU SAMEDI SAINT

JEUDI 7 JUILLET, 20H & VENDREDI 8 JUILLET, 12H
Saint-Loup
DE L’AUTEL AU SALON, CÉSAR FRANCK
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR
THIBAUT LENAERTS, direction

VENDREDI 8 JUILLET, 20H
Namur Concert Hall | Grand Manège
LES SYMPHONIES D’OPHÉLIE
ACADÉMIE EUROPÉENNE DE MUSIQUE ANCIENNE D’AMBRONAY
OPHÉLIE GAILLARD, direction

SAMEDI 9 JUILLET, 20H
Saint-Loup
ISOLATION
SOPHIE JUNKER - ANTHONY ROMANIUK

MERCREDI 13 JUILLET, 20H
Namur Concert Hall | Grand Manège
OPÉRA SENS DESSUS DESSOUS
MARIE PERBOST, soprano
KAMIL BEN HSAIN LACHIRI, baryton

JEUDI 28 JUILLET, 20H
Namur Concert Hall | Grand Manège
HANDEL SOLOMON
CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR
MILLENIUM ORCHESTRA
CHRISTOPHER LOWREY (OU LAWRENCE ZAZZO)
MATTHEW NEWLIN
MARI ERIKSMOEN
GWENDOLINE BLONDEEL
ANDREAS WOLF
LEONARDO GARCÍA ALARCÓN, direction

DIMANCHE 11 SEPTEMBRE, 20H
Abbaye de Maredsous
LES ORGUES DE NOTRE-DAME À MAREDSOUS
OLIVIER LATRY ORGUE  

Renseignements pratiques

vendredi 10 juin 2022

Concours Reine Elisabeth... Le coffret avec 4 CDs est disponible

Le rideau vient à peine de tomber sur le Concours Reine Elisabeth, cette année, dédié au violoncelle... 

Que déjà sortent des presses les enregistrements de ces soirées musicales intenses qui ont ravi des milliers de mélomanes devant leur petit écran... 

Dès ce samedi, un coffret reprenant les meilleurs moments du Concours. Il comprend 4 CD. On retrouve les lauréats de cette année dans les concertos de Haydn avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie sous la direction de Vahan Mardirossian et dans les grands concertos du répertoire des finales avec le Brussels Philharmonic sous la direction de Stéphane Denève. 


Leurs prestations en musique de chambre des demi-finales et de la première épreuve ne sont bien entendu pas oubliées.


 

samedi 15 mai 2021

Le Printemps baroque de Spa diffusé en streaming

Philippe Pierlot ©Dominique Coune
 

A l’initiative de l’asbl « Ricercar Consort », le festival bisannuel « Le Printemps Baroque de Spa » connaîtra sa 3e édition les 18-19 et 20 mai prochains. Ce festival, exclusivement consacré à la musique ancienne, mettra à l’honneur la viole de gambe, instrument redécouvert par le grand public grâce au film « Tous les matins du monde » d’Alain Corneau en 1991. 

Le festival, décliné en trois concerts, sera diffusé en streaming depuis le Centre culturel de Spa.


La viole de gambe sera déclinée par une programmation centrée sur un répertoire intimiste, illustré par des oeuvres françaises et allemandes parmi les plus belles pages composées par Monsieur de Sainte-Colombe, L. Couperin, J. Champion de Chambonnières, D. Buxtehude, J.S. Bach, C. F. Abel, G.Ph. Telemann… A l’affiche du festival, on trouve une brochette d’artistes considérés comme les meilleurs interprètes actuels.


Lors du concert d’ouverture de cette 3e édition, le public pourra apprécier un choix d’oeuvres extrait de l’enregistrement intitulé « Monsieur de Sainte-Colombe et ses filles » (Mirare), où l’on retrouve Philippe Pierlot entourés des deux violistes françaises Lucile Boulanger et de Myriam Rignol.

 

Myriam Rignol ©Juliette Le Maoult
 

Pour le 2e concert, les organisateurs ont épinglé l’ensemble Les Timbres. Leur dernier enregistrement, paru chez Flora et consacré à D. Buxtehude, a été salué par la presse internationale et récompensé par un Diapason d’Or. Parmi ceux-ci, figurent des musiciens issus de la nouvelle génération montante : Myriam Rignol, Yoko Kawakubo et Julien Wolf.

Ensemble Les Timbres ©Catherine Marey


Il reviendra à Lucile Boulanger de clôturer le festival, en soliste, avec un programme très attendu par les amateurs de J.S. Bach dans des transcriptions personnelles d’oeuvres pour violoncelle, luth, flûte et violon. Ce programme sera complété par des compositions de C.F. Abel.
En raison de la pandémie, les concerts seront retransmis en streaming en direct depuis les magnifiques salles du Centre de Spa.

Le Programme

• Concert du 18 mai à 20h : « Monsieur de Sainte-Colombe et ses filles » OEuvres de Monsieur de Sainte-Colombe, Louis Couperin, Jacques Champion de Chambonnières.
Philippe Pierlot, dessus et basse de viole – Lucile Boulanger, basse de viole – Myriam Rignol, basse de viole.
Ce concert d’ouverture sera entièrement dédié à la viole de gambe. « Monsieur de Sainte-Colombe et ses filles », titre de leur dernier enregistrement, sera le fil conducteur de ce concert intimiste avec les plus belles pièces du compositeur français apprécié comme « l’Orphée de notre temps » par ses contemporains. Le programme sera complété avec des oeuvres de L. Couperin et J. Champion de Chambonnières.
• Concert du 19 mai à 20h : « Cinquante ans de jeux de styles et d’influences en Allemagne du Nord »
OEuvres de : D. Buxtehude, Ph.H. Erlebach, J. Ph. Krieger, J.S. Bach, G.Ph. Telemann. Les Timbres : Yoko Kawakubo, violon - Myriam Rignol, viole de gambe - Julien Wolfs, clavecin.
Ce trio témoigne d’une identité singulière dont l’entente musicale et humaine crée un son unique reconnu par la presse internationale. Le programme choisi par ces artistes sera composé de sonates en trio, l’une des formes par excellence de l’époque baroque. Cette forme musicale sera illustrée par des oeuvres de compositeurs allemands dont D. Buxtehude, J.S. Bach et G.Ph.Telemann.

Lucile Boulanger ©C. Doutre
• Concert du 20 mai à 20h : « ABel-BAch, une filiation exquise » OEuvres de K.F. Abel et J.S. Bach. Lucile Boulanger, viole de gambe. Au travers d’oeuvres de K.F. Abel et J.S. Bach, Lucile Boulanger illustrera la filiation évidente qui lie les deux compositeurs allemands. L’interprète a choisi un répertoire d’oeuvres extraites du manuscrit « Drexel 5871 » de K.F. Abel, considéré comme une page d’anthologie de l’un des derniers grands maîtres de la viole de gambe. L’art de la transcription sera également au coeur de son récital avec des oeuvres de J.S. Bach pour luth, flûte, violon et violoncelle retranscrites par Lucile Boulanger pour son instrument de prédilection.

Informations pratiques : 

Les liens pour suivre les concerts seront disponibles sur le site:  www.ricercarconsort.com

jeudi 17 septembre 2020

Le luthiste Bor Zuljan dans les Fantaisies de Dowland

Le luth, l'instrument le plus musical

Formé à Ljubljana, à Koblenz, à Genève ou encore à Tours, le luthiste slovène Bor Zuljan est dans l’actualité discographique avec un disque déjà très remarqué : « A Fancy ». Pour son premier enregistrement en solo, réalisé cet hiver 2020 en l’église St Germain à Genève,  Bor Zuljan s’intéresse à l’un des plus grands luthistes de la Renaissance : John Dowland. 

"L'enregistrement se concentre sur ses fantasias, remarquables chefs-d'oeuvre de contrepoint et de rhétorique, d'architecture et de virtuosité. Certaines d'entre elles, profondément mélancoliques, d'autres pleines de lumière, révèlent le véritable génie de John Dowland, apportant une émotion passionnée à l'écriture polyphonique instrumentale de la Renaissance. (...) Ces fantaisies font parler le luth comme jamais auparavant, le transformant, selon les propres termes de Dowland, en l'instrument le plus musical." explique dans le livret Bor Zuljan.

Cet enregistrement est interprété avec brio sur un luth fabriqué par le luthier tchèque Jiri Cepelak (Prague), selon un modèle datant de 1582 et provenant des ateliers Venere de Padoue.

Des projets à venir

Nous avons pris contact avec Bor Zuljan, nous demandant de préciser le diapason utilisé pour ce disque. Dans sa notice, il évoque utiliser un accord, un ton plus bas que le diapason moderne, selon une pratique habituelle de l'époque aux environs de 1600.

"Pour le diapason c'est un peu difficile d'être certain, il semble qu'en Angleterre de 1600, on trouve un espèce de double standard, autour de 392 et autour de 465... Pour les luths, c'est dans tous les cas difficile de définir un diapason, mais un grand nombre d'instruments ayant survécus, ainsi que l'iconographie, montre un majorité d'instruments plus grands que ceux qui s'utilisent d'habitude aujourd'hui... Le luth utilisé pour cet enregistrement est juste de la bonne taille pour être accordé plus ou moins un ton plus bas, autour de 392. Aujourd'hui on dit souvent "luth en Fa", plutôt que sol" nous a-t-il répondu.

Des projets pour l'avenir ? "Il y en a plusieurs. En solo, il y a deux disques qui vont suivre, selon un ordre qui reste à établir : un CD avec la musique italienne du début XVIe, presque entièrement improvisé, avec des sons et des instruments surprenants (le tout lié a mon projet de recherche sur l'improvisation et le pouvoir de la musique à la Renaissance) ... et un CD autour de la figure de Gesualdo et l'archiluth, une sorte de miroir "italien" de ce CD Dowland. Et des idées pour après il y en a beaucoup ! On prépare aussi un nouveau CD avec mon ensemble La Lyra et avec le duo Dulces Exuviae." nous a-t-il confié.

Restons attentifs ! 

 

Vidéo de présentation du CD "A Fancy"    ici