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mercredi 29 mars 2023

Chez blan, Stephan Balleux présente Artificialia

Pour marquer la naissance de blan, fondation dédiée à l’art contemporain à Bruxelles, son fondateur Thomas de Wouters donne carte blanche à Stephan Balleux. 

L’artiste pluridisciplinaire de renommée internationale y présente Artificialia, jusqu'au 1er juillet 2023. Stephan Balleux investit l’ensemble de la fondation, des alcôves du sous-sol aux étages de l’hôtel de maître. Le jardin suspendu, situé entre l’hôtel et le cube qui le surplombe, accueillera une œuvre de très grand format de l’artiste, visible depuis le boulevard Général Jacques. 

Le visiteur parcourt un univers fantasmagorique où des œuvres plus anciennes côtoient des créations inédites de l’artiste plasticien. Ces dernières sont largement majoritaires : sculptures trouvées retravaillées par l’artiste, peintures à l’huile, à l’aquarelle, sur cuivre ou bois, photographies surpeintes, plaque de marbre gravée et œuvres de petits formats sous vitrines qui feront partie de ces pièces soit méconnues soit inconnues du public. 

Stephan Balleux présente ainsi une œuvre globale dynamique et fluide imaginée telle un cabinet de curiosités, auquel fait référence le titre de l’exposition Artificialia. En effet, Artificialia est le nom donné aux collections réunies d’objets et oeuvres d’arts conçues, fabriquées ou modifiés par l’humain. Avec cet événement majeur, Stephan Balleux a bien l’intention d’inciter à l’étonnement, la découverte et la surprise du spectateur. 

"Donner carte blanche totale à un artiste pour son exposition inaugurale se veut un premier acte fort et engagé de la toute nouvelle fondation blan". 

Expressions diverses 

Stephan Balleux (°1974) – Le travail artistique multidisciplinaire de Stephan Balleux, dans la diversité de ses expressions (peinture, dessin, vidéo d'animation, sculpture…), s’apparente à une quête interrogative sur l’essence et le sens de la pratique picturale. Son travail explore les techniques d’illusion que permet l’image pour interroger les modes de perception chez l’humain, en créant des compositions visuelles qui défient les attentes de l'observateur. L’élément récurrent de son travail est la fluidité des matières naturelles et artificielles, mais il utilise également des références historiques (histoire générale et de l’art) et culturelles (principalement zoologie, cinématographie, anthropologie et littérature) pour donner une profondeur supplémentaire à ses œuvres, une interrogation constante envers la condition humaine.


 

dimanche 26 mars 2023

Liège, le Pont de Fragnée serti de perles universelles


Perles Universelles © Maria Vita Goral

Du 28 avril à fin novembre 2023, des perles d’un mètre de diamètre installées par l’artiste Maria Vita Goral vont investir les sculptures en bronze de Victor Rousseau de l’emblématique pont de Fragnée à Liège.


Abrité par quatre sculptures de Titans porteurs de coquillages vides depuis l’exposition Universelle sur le thème de l’eau de 1905, l’emblématique pont de Fragnée de Liège fait l’objet d’une oeuvre monumentale temporaire. Dans le cadre du projet d’art urbain « Perles Universelles », quatre perles nacrées d’un mètre de
diamètre, conçues par l’artiste Maria Vita Goral, seront installées à partir du 28 avril 2023 dans les coquillages en bronze des sculptures de Victor Rousseau, dans un "dialogue poétique et contemporain".
En parallèle, Les Drapiers consacrent une exposition à l’artiste, du 6 au 27 mai 2023.
L’occasion de mieux comprendre le projet et de découvrir l’oeuvre de Maria Vita Goral à travers des broderies, dessins et gravures.
Jeune artiste ukrainienne vivant à Liège depuis 2017, Maria Vita Goral est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Lviv (UA) et de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (BE). Elle a participé à différentes résidences d’artiste et workshops d’Art
internationaux.
Perles Universelles © Maria Vita Goral

 Perles Universelles : une installation sculpturale poétique
Perles Universelles © Maria Vita Goral
 

Né de la collaboration entre l’artiste Maria Vita Goral et le bureau Pôle Design, le projet artistique « Perles Universelles » consiste à placer quatre perles nacrées de couleurs différentes et symboliques dans l’écrin des coquillages portés par les Titans.
Respectivement de couleur blanche, champagne, rosée et noire en acier laqué et verni, celles-ci sont adaptées aux proportions des statues, accueillant le passant à l’entrée et à la sortie du pont, favorisant le dialogue contemporain qui tient compte du
passé, de l’actualité et du futur dans le respect du Patrimoine.
Anecdote : les couleurs choisies pour ce projet font référence à la richesse culturelle et naturelle qui doit être respectée au travers des frontières, lois, valeurs morales et démocratiques de notre temps.
L’entièreté du projet a été pensée dans le respect de l’oeuvre originale du sculpteur Victor Rousseau, à la fois structurellement puisque le projet bénéficie des autorisations urbanistiques nécessaires et respecte les contraintes de poids et de forces, notamment pour ne jamais abîmer les oeuvres existantes, mais aussi en termes symboliques.
L’intention de l’artiste offre "un dialogue poétique entre les sculptures originales et l’art contemporain, avec les quatre perles dont la riche symbolique convie à la réflexion et à la contemplation. Universalité, naissance et renaissance, féminité, diversité, nature
et culture… les perles semblent venir compléter les sculptures d’époque sur le symbole de connexion qu’est le pont
."
 

Perles Universelles © Maria Vita Goral

Le pont de Fragnée, emblème de la Ville de Liège depuis 1905

Le pont de Fragnée, classé au patrimoine exceptionnel de la Région Wallonne et construit pour l’exposition Universelle de 1905, porte à ses deux extrémités les statues en bronze de Titans (féminines et masculines aux coquillages vides) réalisées par Victor Rousseau, brillant sculpteur belge né en 1865.
Le pont de Fragnée fut construit au confluent du fleuve Meuse et de la Rivière Ourthe entre 1901 et 1904. Ces deux cours d’eau ont été la source d’inspiration de la symbolique ornementale du pont représentant les statues masculines (vieux fleuve) et féminines (nouveau fleuve).
Le pont comporte également quatre pylônes au sommet desquels se tiennent les Renommées dorées, et en son milieu, des effigies de tritons et néréides.


L’exposition aux Drapiers : les coulisses du projet

 

L’exposition aux Drapiers établit une connexion entre deux lieux ; l’installation à ciel ouvert sur le pont et la galerie, tout en interrogeant deux époques ; le temps passé et actuel. D’une part, en offrant un accès aux coulisses de la préparation du projet.
Expertises, calculs, plans, illustrations,… dévoilent le travail minutieux et titanesque nécessaire à sa mise en oeuvre. Et, d’autre part, en présentant des oeuvres originales de l’artiste, directement inspirées de l’événement : broderies, dessins, vidéos, gravures, images imprimées, accessoires.

Perles Universelles © Maria Vita Goral

mercredi 15 mars 2023

Rapport au culte, ) à la mémoire... Sub Terra interroge

Giovanni Cioni, In Purgatorio (extraitfragment), 2009
 

Jusqu'au 14 mai, à la Maison des Arts (Schaerbeek), l'exposition Sub terra questionne notre rapport au culte, à la mémoire et aux ressources naturelles à travers une sélection d'œuvres singulières, dont des créations in situ. Sculpture, céramique, photographie ou vidéo, l’exposition rassemble une dizaine d’artistes internationaux aux pratiques variées, des plus ancestrales au plus contemporaines.

Des frigos funèbres de la belge Carole Louis (Réserves) aux vanités organiques du français Loup Lejeune (Plasma), du non-lieu de gravats de Marie Sommer (Teufelsberg) à l’étendard de pétrole du russe Andrei Molodkin (Drapeau européen), jusqu’aux étranges totems de la sénégalaise Seni Awa Camara (Asék di si fool/Femme aux grenouilles) ou aux entrelacs de racines de Diana Scherer (Hyper rhizome), Sub terra exhume tant nos rites funéraires - religieux ou profanes - que le dialogue des vivants à la temporalité et à l’environnement.

Marie Sommer, Teufelsberg,2010


Sub terra est une proposition de l’artiste plasticienne et performeuse Lola Meotti, portée par l’ambition de traverser les cultures, les époques et les continents pour conjuguer au présent l’expérience de la mémoire.

À travers cette exposition, la Maison des Arts déclare "contribuer au décloisonnement des disciplines et au rayonnement d’artistes confirmés ou émergents dans le domaine de la création contemporaine."

Les artistes exposés : SEYNI AWA CAMARA, SIGALIT LANDAU, LUCIEN PELEN, MARIE SOMMER, GIOVANNI CIONI, CORINE BORGNET, TATIANA BOHM, MAARTEN VANDEN EYNDE, ANDREI MOLODKIN, LOUP LEJEUNE, CAROLE LOUIS, DIANA SCHERER

Informations pratiques : ici

Giovanni-Cioni_-In-Purgatorio-_extraitfragment__-2009


lundi 30 mai 2022

Je vous aime © Marianne Ponlot

A Wegimont

Quatre artistes pour des "petits gestes"

Un an après son exposition à la New Space, la Fondation Province de Liège pour l’Art et la Culture offre une plongée intimiste dans les petits Gestes, jusqu'au 26 juin à la galerie de Wegimont (Soumagne). D’après une idée originale de Juliette Rousseff, cette exposition collective met à l’honneur quatre artistes de la Fondation : Yves Barla, dessinateur et peintre, Michèle Englert et Marianne Ponlot, sculpteures et plasticiennes, Dani Tambour, plasticienne et brodeuse. Elle accueille également la jeune artiste Athanasia Vidali, peintre, dessinatrice et sculpteure, créatrice d’environnements.

L’exposition

Cette exposition est le second volet de celle présentée à la New Space en mai et juin 2021. Juliette Rousseff, commissaire de l’exposition, y présentait ses grands gestes ainsi que
ceux de Sophie Legros, Marie-Eve Maréchal et Guy Vandeloise : 

« Ce qui me paraissait intéressant dans cette notion de GESTE, c’était la multiplicité des sens qu’elle pouvait recouvrir : du plus banal au plus épique. Entre ces deux extrêmes, toutes les variantes
étaient possibles : le geste pouvant devenir signe d’un ressenti psychologique ou émotionnel, réflexe involontaire, attitude morale ou expression artistique…
»

Dessinateur et peintre, Yves Barla, aujourd’hui disparu, aurait voulu proposer cette sélection de gestes - corps et mains - à l’encre sur papier de soie et autres supports légers. Ceux-ci font partie d’un vaste ensemble sur cette thématique qu’il n’a pas eu le temps d’exposer.
Michèle Englert a toujours mis le corps humain au centre de ses recherches tout d’abord à travers des personnages plus intimistes, pour évoluer vers une mise en perspective du personnage dans l’espace, et ensuite à aboutir à l’abstraction.
A travers des sculptures et des dessins, elle présente deux aspects du geste, un geste corporel et étonnamment, un geste végétal.
Marianne Ponlot, aussi performeuse, installatrice, et par ailleurs nouvelle donatrice de la Fondation, situe son art « en plein coeur, là où l’âme tressaille et palpite ». Elle présente un cheminement de coeurs en paraffine posés sur du velours cramoisi, et la cape et les chausses de Jonas et la baleine blanche, tel un corps flottant en ouatine blanche « neigeuse, moelleuse et chaleureuse comme une chair de lumière… »

Petits gestes d'espoir et de remerciement   Dani Tambour

 Dani Tambour brode de petites phrases sur des supports parfois déjà usés qui invoquent le souvenir et la nostalgie. Elle a déposé des ex-voto, objets en tissus brodés à la lisière du sacré et du profane. 

« J’ai toujours trouvé touchants ces petits gestes d’espoir et de remerciement accrochés ou déposés dans des lieux vénérés et parfois
improbables.
»


© Athanasia Vidali

La jeune plasticienne Athanasia Vidali a été invitée tout spécialement par la Fondation à apporter un geste original mais qui rencontre celui de ses aînés. Le geste, elle l’applique par une impression par contact. Elle incise, efface, gratte avec une violence douce qui maltraite le support devenant ainsi l’élément principal de l’image. Elle mélange

les matières, les affectionne vivantes ou mortes. « Je compare le geste de dessiner avec le mouvement des vivants. »

 

En musique :

Des gestes musicaux seront posés par Paul Lauwers, pianiste et ancien accompagnateur au Conservatoire royal de Liège. Selon les souhaits des artistes, il interprétera le dimanche 12 juin dès 15h quelques pièces du répertoire classique (Chopin, Satie, Beethoven, Bach, Mendelssohn…).

Infos pratiques : 
Entrée libre les samedis et dimanches de 14h à 18h 
et sur rendez-vous

lundi 18 janvier 2021

Au Mac's, rétrospective autour de Johan Muyle

 


Considéré comme l’un des artistes belges les plus importants de sa génération, Johan Muyle fait l'objet, jusqu'au 18 avril 2021, d'une exposition rétrospective au MACS.

De ses modestes assemblages fabriqués avec l’aide des artisans des rues de Kinshasa à ses motos customisées en passant par ses peintures monumentales confiées aux peintres affichistes de Mumbai, l’œuvre de Johan Muyle (né à Charleroi en 1956) s’est nourrie de ses nombreuses rencontres et collaborations à travers le monde.

Les savoir-faire, les croyances, les rituels, les imageries et les contes populaires qu’il y découvre alimentent son intérêt pour l’altérité et sa foi en un humanisme pourtant maltraité. Par le biais d’assemblages motorisés, d’aphorismes cryptés ou d’œuvres performatives, Johan Muyle réalise des allégories énigmatiques qui nous interpellent sur l’état du monde et ses contradictions.

Réagissant à l’actualité, il s’empare et détourne ainsi des faits divers et des événements historiques dans le but de dénoncer la vanité humaine, la barbarie des gouvernements et l’hypocrisie des religions et de la société du spectacle, mais aussi de montrer, comme le disait Jean-Luc Godard, que « la civilisation est dans les peuples », en célébrant par exemple ces héros de la révolution et de la résistance que représentent à ses yeux ‘les mères de la place de Mai’ en Argentine ou encore les ‘Moustache Brothers’ en Birmanie.

Présentant des sculptures emblématiques (L’Impossibilité de régner, 1991), des installations revisitées (Singin’ in the Rain, 2008) ou jamais montrées en Belgique (Rien ne s’y oppose, 2010) aussi bien que des assemblages récents (De Spinario -Le Tireur d’épine, 2017), l’exposition No Room for Regrets a été conçue par l’artiste lui-même comme un parcours immersif et interactif à travers les principales périodes de son œuvre et en dialogue avec l’architecture du musée.

Johann Muyle profite ainsi de la spécificité des lieux pour instaurer un jeu avec l’architecture contemporaine de l’espace muséal, mais aussi avec celle, néoclassique, du site du Grand-Hornu. 

Informations pratiques

 

dimanche 2 février 2020

La Bibliothèque royale de Belgique devient KBR

KBR, une nouvelle appellation 

pour la Bibliothèque royale de Belgique

Il y a quelques mois, la Bibliothèque royale de Belgique a officialisé sa transformation et s’est offert un autre nom : KBR. Cette nouvelle appellation représente l’évolution de l’ancienne bibliothèque vers une expérience plus globale offrant désormais 4 types d’activités : la mise à disposition de savoirs de qualité, une programmation culturelle, des espaces inspirants dédiés à la détente et aux rencontres professionnelles. 


Protégeons le temps : la nouvelle philosophie de KBR

Dans un monde dominé par la carence temporelle, KBR veut se positionner en gardien du temps. Le temps passé en mettant à disposition du visiteur son patrimoine riche de plus de huit millions de documents ; le temps présent en aidant à discerner l’essentiel. 

Un nouveau musée : KBR museum

La mutation de KBR se poursuit avec l’ouverture du KBR museum le 15 mai 2020.
Depuis plus de six cents ans, KBR détient dans ses réserves un trésor inestimable, protégé des outrages du temps et de l’Histoire : la Librairie des ducs de Bourgogne, collection de plus de neuf cents manuscrits à l’origine dont un tiers sont toujours conservés à ce jour. Illustrés par les meilleurs enlumineurs du XVe siècle, pour certains aussi célèbres que Jan Van Eyck ou Rogier van der Weyden, ces manuscrits s’imposent comme des chefs-d’œuvre de l’art occidental. Au carrefour du Moyen Âge et des Temps Modernes, abordant tous les domaines de la pensée, cette « librairie » reprend des textes essentiels de la littérature médiévale. Elle compte parmi les plus grandes bibliothèques de son époque, aux côtés de celles des rois de France, des Médicis ou de la papauté. 


Empreint de nouvelles technologies, KBR museum débute dans la Chapelle de Nassau et se poursuit sur deux étages. Au premier, sont évoquées les différentes étapes de la réalisation d’un manuscrit et les contextes historique, économique et artistique qui ont vu naître cette collection magnifique. Le second met en valeur les manuscrits des ducs. Dans une scénographie innovante, plus de cent soixante documents originaux se répartissent dans l’ensemble du musée. 

Outre les nombreuses pièces appartenant aux collections de KBR, des tableaux, des retables, des sculptures ou des objets du quotidien, prêtés par d’autres institutions, accompagnent les œuvres exposées. Pour des raisons de conservation, les manuscrits ne peuvent être exposés en permanence. Les livres seront donc changés trois fois par an. 
De quoi réjouir les visiteurs : à chaque venue, de nouvelles découvertes.

samedi 1 février 2020

Nus au Musée de la Boverie

L'agence Tempora et l’agence de communication Movietown ont organisé ce mercredi 29 janvier 2020 la première visite nue ouverte au grand public au musée de La Boverie à Liège. Plus de 300 visiteurs nus ont répondu à l’appel, des associations de naturistes, mais également monsieur et madame tout le monde. Les visiteurs sont venus nombreux de Wallonie et de Flandre mais aussi des quatre coins de la France et des Pays-Bas. « Bluffant, surprenant, émouvant » les réactions des participants fusaient ce mercredi soir dans les couloirs du musée de la Boverie. L’exposition « Hyperréalisme Sculpture, Ceci n’est pas un corps », organisée par l'agence Tempora, est comme l’indique son titre, centrée sur la représentation du corps sous toutes ses formes. L’exposition est ouverte jusqu’au 3 mai 2020

 En collaboration avec la Fédération Belge Naturisme. 

Photo Diana Vos