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mardi 18 octobre 2022

A Spa, le Ricercar Consort invité de l'Automne musical : de la danse rustique à la danse noble

© Dominique Coune
 La danse dans tous ses états pour le 4e concert de l’ « Automne musical de Spa » en compagnie du Ricercar Consort

A l’affiche du 4e concert du festival spadois, un récital intitulé « De la rue à la cour : passacailles, chaconnes, folies, musettes et tambourins… » attend les amateurs de musique ancienne ce samedi 22 octobre à 20h au Centre culturel de Spa. 

Voilà un thème alléchant que celui proposé par le Ricercar Consort composé d’Hanna Bayodi-Hirt (soprano), Augustin Lusson (violon), Julien Wolfs (clavecin), Daniel Zapico (théorbe et guitare) et Philippe Pierlot (direction et basse de viole). 

Tel un éventail de musiques de danse pratiquées de la Renaissance au 18e siècle, le concert fera revivre de simples danses campagnardes aux danses de cour les plus raffinées en passant par des variations instrumentales virtuoses. 

Fil conducteur de ce concert, la danse sera, en effet, déclinée sous plusieurs formes au travers d’œuvres de Diego Ortiz, Gaspar Sanz, Marin Marais, Marc-Antoine Charpentier, François Couperin et Jean-Philippe Rameau. 

Ce programme original a été élaboré spécialement pour le festival spadois par Philippe Pierlot qui partage son activité entre la viole de gambe et la direction du Ricercar Consort depuis 1998. 

Partenaire fidèle de Jordi Savall au sein de l’ensemble Hespérion XXI, Philippe Pierlot réalise de nombreux enregistrements pour la firme française Mirare récompensés par la critique internationale. Il prolonge également son travail de découvreur du répertoire baroque au sein de son propre label Flora

Pour ce concert, le public pourra apprécier la soprano franco-marocaine Hanna Bayodi-Hirt, formée au Conservatoire de Paris et initiée au répertoire baroque par Emmanuelle Haïm. Elle se produit avec les ensembles les plus réputés (William Christie, Hervé Niquet, Jordi Savall) et foule la scène des plus grands festivals dédiés à la musique ancienne.

Pour ce 4e concert de l’ « Automne musical de Spa », la consigne sera simple : « De la danse « rustique » à la danse noble et délicate, entrons dans la danse et tenons la cadence avec Philippe Pierlot et le Ricercar Consort !


 

Réservations : www.automnemusical.com – Angélique Hordebise (087/77 15 18 du mardi au samedi). Infos : Anne Delooz 0478 25 60 29

mardi 12 janvier 2021

Livestream, ce 16 janvier : danseurs, performeur, plasticien dans un récit mythologique...

 ©DannyWillems

 Livestream ce 16 janvier à 20 heures

Avec Hands do not touch your precious Me, Wim Vandekeybus crée un récit mythologique de confrontation et de transformation, de lumière et d’ombre, de mort et de renaissance. Il collabore pour ce projet avec la compositrice Charo Calvo, huit danseurs et – pour la première fois – avec le performeur et plasticien Olivier de Sagazan. Ensemble, ils mettent sur pied un univers où les corps, en tant que sculptures vivantes, de chair, se balancent entre l’utopique et l’horrible, entre le puissant et le fragile.


Le titre mystérieux et poétique est un vers tiré d’un hymne écrit par la grande prêtresse sumérienne Enheduanna à la déesse Inanna. Parmi les mythes entourant la déesse Inanna, sa spectaculaire descente aux Enfers est le plus intrigant. Inanna est la personnification divine des paradoxes de l’existence humaine. Ses actions reflètent les tensions et les contradictions qui jalonnent chaque vie individuelle. Retranscrits en écriture cunéiforme sur des tablettes d’argile, il y a plus de 4 000 ans, ces récits comptent parmi les plus anciens de l’humanité.

 ©DannyWillems

Les spectacles de Wim Vandekeybus tout comme les performances d’Olivier de Sagazan travaillent sur la frontière de ce que signifie être « corps » et être « humain ». Vandekeybus a développé son langage chorégraphique sur base des réactions impulsives et instinctives qui naissent de la confrontation avec des situations de risque physique et de danger. Le cœur de l’œuvre de de Sagazan est la transfiguration du corps et du visage, à l’aide d’argile et de peinture, en un amas de chair anonyme. L’exploration des limites humaines menée par Vandekeybus et de Sagazan reçoivent un écho musical dans la texture matérielle et physique du paysage électroacoustique de Charo Calvo.

Le livestream sera disponible durant 48 heures via 247.kvs.be

Quant aux prestations en présentiel, elles sont prévues dès le mois de juillet.

 

 

vendredi 11 novembre 2016

A Liège et à Bruxelles, danser Ravel et Debussy

Les 17 et 18 novembre, l'OPRL joue Ravel et Debussy sur la projection en direct de trois ballets, filmés par le réalisateur Thierry De Mey, et animés en temps réel grâce à un dispositif interactif. En ouverture, la nouvelle création de Claude Ledoux pour shakuhachi et orchestre.


Dans le cadre du Festival Ars Musica, cette année intitulé « Le Pays du Sonore Levant », l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège collabore pour la première fois avec le compositeur et réalisateur Thierry De Mey, créateur en perpétuelle recherche de nouveaux médias, à travers un projet multimédia exceptionnel. Un événement musical et chorégraphique à découvrir le jeudi 17 novembre, à 20 heures, à la Salle Philharmonique de Liège, et le vendredi 18 novembre, à 20 heures, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Partant des musiques de Ravel et Debussy, interprétées par l'OPRL sous la direction de David Reiland, Thierry De Mey imagine la projection de films de danse sur trois écrans installés sur la scène. Grâce à un dispositif interactif, le montage des images s’opère en temps réel : celles-ci se déclencheront au gré des tempi du chef d’orchestre, permettant à ce dernier une liberté jusque-là inédite. L'occasion de découvrir l’enchanteur Ma Mère l’Oye de Ravel mais aussi le Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy sur la chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker, film tourné dans le décor spectral de la Mer d’Aral, et enfin La Valse de Ravel, dernier film de Thierry De Mey, chorégraphié par Thomas Hauert/ZOO.  

Le Japon, thème du Festival Ars Musica 2016, n’a jamais cessé de nourrir l’imaginaire musical de Claude Ledoux. En 2013, l’Ensemble Muromachi de Tokyo – dont l’effectif original mêle instruments traditionnels japonais et instruments baroques européens – lui fit commande d’une œuvre pour voix et ensemble. Ce premier essai d’écriture singulière, permit au compositeur de rencontrer Reison Kuroda, alors interprète de shakuhachi, la flûte en bois japonaise, au sein de cette formation. Naquit alors le désir de composer une nouvelle œuvre avec orchestre, intitulée S(hakuh)achi Ko(nzert), à l’intention de ce musicien hors pair, dont les sonorités expressives transportent au cœur d’une nature vibrante.

En coproduction avec le Festival Ars Musica. Spectacle proposé dans le cadre du focus « Thierry De Mey », en collaboration avec le Théâtre de Liège qui présente « Simplexity » le 23 novembre. Thierry De Mey est artiste associé à Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

vendredi 28 octobre 2016

A Charleroi, un festival pour illuminer la grisaille automnale

La  20ème édition  du  Festival  Charleroi  bis-ARTS  débute ce  28  octobre.
Danse,  musique,  cirque,  théâtre  ou  encore performance seront  mis  à  l’honneur  et
animeront la ville de Charleroi de façon insolite et décalée durant 10 jours.

C’était  en  1993.  Les  rues  de  Charleroi  se  faisaient  pour  la  première  fois  le  théâtre  de
spectacles anticonformistes et intrigants. Le Festival Charleroi bis-ARTS était né. En 2016, bis-ARTS fête sa vingtième édition. Si les conditions ont légèrement changé avec le temps
(le festival migrant au fil des années de la rue vers les salles, mettant à profit l’infrastructure des  principaux  opérateurs  culturels  carolos – PBA,  Eden,  L’Ancre  et  Ecuries  de  Charleroi Danses), l’esprit demeure le même.

Chaque automne, Bis-ARTS offre, durant la semaine du congé  de  la  Toussaint, une  parenthèse  lumineuse  et  colorée  face  à  l’imminence  de  la grisaille automnale à travers un éventail de propositions transdisciplinaires bigarrées (cirque, vidéo, musique, danse...) issues de Belgique et d’ailleurs.

La  programmation  de  cette  édition  2016  mettra  en  évidence  la  beauté  et la  fragilité  de  nos
existences , l’émerveillement   des   rencontres   qui   en enrichissent   le   cours   mais   aussi
l’implacabilité  du  temps  qui  passe,  toujours  trop  vite...

Que  ce  soit  au  travers  d’un  banquet exclusif  réservé  à  une  petite  cinquantaine  de  personnes  (le Banquet  de  la  Vie par  le Théâtre  du  Voyage  Intérieur), d’une étrange conférence œnologique mettant en valeur les breuvages  de  la  Loire  tout  autant  que  les  hommes  et  les  femmes  qui  en  sont  les  artisans.
Savoir  enfin  qui  nous  buvons de Sébastien  Barrier), d’un solo de clown - acrobate sous chapiteau convoquant la mémoire de toute la famille du cirque (Fidelis  Fortibus du Circus Ronaldo), d’une    fabuleuse    performance    de  cirque- danse- théâtre    mêlant    plusieurs générations  d’artistes  sur  la  scène  au  milieu  d’un  mystérieux  jeu  de  dominos  (Expiry  Date par  les  belges  de Baba  Fish  /  Petri Dish)  ou  encore  d’une  petite  merveille  de  cinéma musical  cynique  mais  tendre  créé  en  direct  pour  nos  yeux  réjouis  (Dark  Circuspar Stéréoptik)...

Pour  cette  vingtième  édition,  le  Festival  remet également à  l’honneur  le  partenariat  des origines.
Deux  événements  prendront  ainsi  place  à  l’Eden  en  ouverture  (le  fascinant  et éminemment incongru Zothing  that  is  everything du Zita  Swoon  Group) et en clôture du Festival,  deux  autres  s’installeront  dans  l’écrin  des  Ecuries  (l’émouvant  solo d’Alexander Vantournhout, Aneckxander,  et  le Happy  hour décalé  de Mauro  Paccagnella et  de  son comparse
Alessandro Bernardeschi).

Bis-Arts 2016 promet dix jours de réjouissances, comme une sorte de grande fête accessible à tous.
Et qui dit fête, dit danse ! Deux bals seront organisés lors des week-ends d’ouverture et  de  clôture.  La Fête  à  Toto,  quant  à  elle,  ouvrira  ses  portes  trois  soirs  durant,  «all  night long»,  pour  un  plongeon  dans  l’ambiance  des  plus  belles  fêtes  foraines  façon  eighties-nineties...