
Le Baiser © Maxence Mathieu
Maxence Mathieu et Jean-Philippe Tromme

lauréats du 10e prix de la jeune sculpture
de la Fédération Wallonie-Bruxelles
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Le Baiser © Maxence Mathieu |
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Plus Près de toi © Adrien Tirtiaux © Guy Focant
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Après Namur en 2011, Tournai en 2014 et Charleroi en 2017, la manifestation triennale "Art public" prend cette année place au coeur de Liège avec pas moins de 18 artistes. La Commission des Arts de Wallonie, la Ville et la Province de Liège se sont associées pour organiser cette quatrième édition d’Art Public.
Ces artistes artistes ont été invités à présenter des oeuvres intégrées au tissu urbain du centre de la Cité ardente.
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Traverser La mer sans que le ciel le sache © Laurent Trezegnies © Guy Focant |
Le parcours cherche ainsi à éclairer ce que la cité peut signifier pour ses habitants, ses utilisateurs et ses visiteurs. Il s’agit en outre d’introduire des éléments de compréhension dans la géographie de Liège, de relever la qualité de son patrimoine et de mettre en perspective son redéploiement au moment où les travaux d’installation d’un tram marquent les espaces partagés.
"Dans l’esprit de la politique de création et de promotion des talents impulsée par les
pouvoirs politiques wallons, la sélection des participants a été opérée tant pour la
signification contemporaine de leurs recherches que sur base de leur capacité à
communiquer avec le grand public. Elle reflète la volonté de mettre en présence des
« talents prometteurs » et des « valeurs sûres » dans une dynamique de savoir-faire,
d’audace et d’innovation." insistent les organisateurs.
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Liege Love City © Michaël Dans © Guy Focant |
Informations pratiques :
Relevons des publications : un guide du visiteur, des outils pédagogiques et un catalogue.
et ce site web au sein duquel vous trouverez notamment le parcours et les informations pour les visites guidées
Pour cette édition 2020, la seizième, 170 dossiers ont été reçu par le concours et parmi ceux-ci, dix candidats ont été sélectionnés. Ils seront exposés en octobre
au Bâtiment Vanderboght à Bruxelles. Les trois lauréats d'ArtContest 2020 seront dès lors choisis par le jury.
ArtContest a pour vocation de révéler, de suivre et d’accompagner le travail des jeunes artistes contemporains sur
le long terme. Sa philosophie consiste à contribuer à leur évolution et
à favoriser la réflexion de leurs pratiques et de leurs positions, en
tant qu’artistes, dans la société d’aujourd’hui. ArtContest, toujours
plus exigeant, met tout en œuvre pour offrir un maximum de visibilité aux participants (expo, site, réseaux sociaux, édition d’art…) et d’opportunités de rencontres avec les professionnels du milieu de l’art.
"Dans le contexte actuel où la culture est
fortement ébranlée, il nous paraît important de rappeler que
cette année se clôturera dans de grandes difficultés financières et
logistiques imputées à la situation Covid. Néanmoins nous mettons tout
en œuvre, que ce soit pour les artistes ou pour le public, afin de faire
face à ces défis. Et nous fondons de grands espoirs dans le talent des candidats de cette année." commentent les organisateurs.
Le jury, dont certains membres sont
présents depuis les débuts, se compose actuellement de Carine Bienfait
(JAP), Devrim Bayar (WIELS), Liliane De Wachter (MUKHA), Catherine
Mayeur (professeur) et Simon Delobel (galeriste) : « des personnalités
très au fait de la scène artistique et qui portent un regard très juste
sur les candidats » déclare Valérie Boucher. « Je suis issue d’un milieu
artistique et j’ai toujours eu de l’empathie pour les conditions de
travail, les problèmes et la démarche des jeunes artistes »
ajoute-t-elle.
Les candidats choisis :
Anatole de Benedictis présente des dessins et des
sculptures basés sur la réutilisation ou la réappropriation d’images. Il
relie entre eux des objets hétérogènes pour créer une harmonie
nouvelle, mélangeant expériences personnelles et sujets du monde
chaotique qui l’entoure.
Eva Giolo explore dans ses vidéos les relations
entre langage, gestuelle et filiation. Que ce soit à travers les images
d’une petite fille apprenant à lire avec sa mère et sa grand-mère, où
les mots et les gestes prennent tout leur sens, ou les souvenirs d’une
grand-mère japonaise à son petit-fils qu’elle retrouve après 10 ans,
mêlés à des fragments d’images qui forment une sorte de haïkus visuels.
Aay Liparoto s’interroge avec cette installation “no
Bodies Welcome ½ all bodies welcome” sur notre dépendance technologique
et ce que cela peut signifier pour les personnes queer, féministes,
LGBTIEA+ qui comptent d’avantage sur le DIY pour l’échange
d’informations. Elle met ici en avant la possibilité de mettre les gens
en dialogue à travers les témoignages recueillis dans une communauté
fermée.
Angyvir Padilla, d’origine vénézuelienne, questionne
en permanence la mémoire et le passage du temps à travers des
installations immersives. Son travail, mêlant un attrait pour la magie,
l’archéologie, la nature montre l’impermanence des choses qui nous
entourent. Utilisant divers procédés et matériaux, tels que l’argile, la
cire, le charbon, le sel, ses œuvres se transforment avec le temps et
le passage des spectateurs.
Pauline Pastry présente une installation vidéo dans
laquelle elle a demandé à trois ouvriers d’une fonderie, de répéter les
gestes mécaniques de leur travail dans une carrière abandonnée.
Interprétés dans le vide, ils deviennent chorégraphie ou mouvements de
Taï-chi. Elle tente ici de proposer un cadre pour réfléchir à la
condition de l’ouvrier en alliant une double volonté esthétique et
sociale.
Etiennette Plantis s’est inspirée des clubs de
vacances des années 70 / 80 dont elle a collectionné des photos glanées
aux puces ou découpées dans des magazines pour créer cette installation
aux couleurs vives et joyeuses. Elle s’interroge ici sur une sorte de
déni généralisé, d’illusion collective dans laquelle nous serions tous
englués. Un compromis entre parodie sérieuse et ironie joyeuse.
Franck Rausch, dans ses installations, revisite les
objets de son quotidien. Sa pratique met en forme différents niveaux de
réalité à travers un travail de collecte et de documentation mêlant
croquis, photocopies, photomontage et peintures. Naviguant entre la
madeleine de Proust et le chamanisme du quotidien, « Morning Glory » se
présente comme un dispositif autour de ces gestes simples, récurrents,
ici rituels, qui chaque matin nous aident à affronter l’inconnu.
Oussama Tabti est né à Alger, il garde de son
enfance le souvenir d’un système éducatif figé, refermé sur lui-même,
basé sur les deux mots « Listen and repeat ». Malheureusement, il s’est
rendu compte que c’était le cas dans bien d’autre endroits du monde. Ses
installations parlent de politique, d’héritage, de frontières, de
transmissions, mais aussi de liberté et d’espoir.
Myrthe Van Der Mark, qui a travaillé avec Jan Fabre,
présente une performance issue de ses recherches sur la sculpture et la
manière dont celle-ci influe sur son travail visuel. Reproduisant
« L’air » du sculpteur français Aristide Maillol, elle est allongée sur
une planche à roulettes, et respire à travers un harmonica posé sur sa
bouche. Les sons produits reflètent la posture physique inconfortable
dans laquelle elle se trouve.
Thomas Willemen s’intéresse à la forme rectangulaire
et à la façon dont celle-ci structure le développement de notre
société. Ses dessins, sculptures et installations sont un jeu entre le
processus et la matière, l’envie d’ordre et de contrôle. Dans son œuvre
Postbus, il imagine la personnalité des gens à travers leurs boites aux
lettres. En se concentrant sur la forme qu’il leur donne avec la pâte à
modeler, il cherche le contraste entre les gens et leur organisation,
entre la plasticité de la personne et le rationnel.
Les prix viennent d'être décernés :
Belle découverte ce matin en écoutant la radio... "Du vent" nouvel album de Leonid
https://www.facebook.com/watch/?v=637252247130779&extid=6VoWksH2c6m5nscU
En (re)découvrant le patrimoine de la « ville néoclassique », omniprésent en Région bruxelloise, la modernité de l’espace urbain de la fin du XVIIIe au XIXe siècle apparaîtra évidente sous de nombreux aspects qui rejoignent les questionnements actuels sur la ville.
La construction de logements, d’écoles, de lieux de loisirs et de culte face à une démographie croissante, les défis en matière de mobilité, l’embellissement des places publiques, la création de zones piétonnes, l’éclairage urbain et la propreté publique, etc. auxquels la ville d’aujourd’hui est confrontée, constituaient déjà des enjeux majeurs à l’époque néoclassique.
Au cœur de la Brussels Biennale - Neoclassic (BBN) : des visites guidées d’intérieurs habituellement fermés au public ; auxquelles s’ajoute un programme d’activités diverses. Promenades guidées, conférences, activités littéraires, visites adaptées au public à mobilité réduite, etc. permettront d’appréhender la contemporanéité d’une conception architecturale, patrimoniale et urbanistique vieille de deux cents ans.
Le premier weekend de la BBN (Brussels Biennale - Neoclassic) mettra en valeur des bâtisses de diverses fonctions et ayant participé à la construction de la ville néoclassique au sein des communes de Bruxelles-Ville, Schaerbeek et Laeken. Il sera donc l’occasion de visiter des lieux exceptionnels tels que la Maison des Arts à Schaerbeek, l’Atelier Ernest Salu à Laeken ou encore un ancien Hôtel particulier devenu l’Hôtel Stanhope à Bruxelles. Le second weekend sera, quant à lui, consacré aux découvertes architecturales des communes de Bruxelles-Ville, Ixelles et Uccle. L’Hôtel Dewez, le Palais des Académies ou encore l’Eglise Saint-Pierre seront accessibles pour des visites guidées d’intérieurs.
Un programme d’activités sera également proposé tout au long de la BBN ayant pour but de rendre ce patrimoine accessible au plus grand nombre. A commencer par la conférence ”Profitons pleinement de la Brussels Biennale – Neoclassic! 10 conseils pour mieux apprécier le patrimoine néoclassique”, une conférence bilingue conçue comme une introduction à la Biennale, elle donnera au public les clés de lecture pour mieux appréhender la ville néoclassique. Ensuite, partez sur les traces de l’Ancien Observatoire de Bruxelles grâce à la visite du site de l’exposition qui lui est consacrée. Enfin immergez-vous dans la ville néoclassique grâce aux tableaux, gravures, cartes anciennes des riches collections du Musée de la Ville de Bruxelles.
Explore.Brussels souhaite rendre accessible toutes ses activités et visites guidées. C’est pourquoi, un programme destiné au public à mobilité réduite a été spécialement conçu pour la Biennale. L’occasion de découvrir la Maison des Arts et le Palais des Académies en langue des signes et en audiodescription. Le patrimoine historique de Bruxelles au sein du Parc Royal, sera accessible aux personnes en fauteuil roulant le second weekend de la BBN.
Les promenades guidées à pied ou à vélo, organisées par les associations membres du réseau Expore.Brussels, l’ARAU, Arkadia, Bruxelles Bavard et Pro Velo, seront proposées en français, néerlandais ou en anglais et aborderont les différents aspects urbanistiques et architecturaux du « long XIXe siècle » tels que la sculpture publique, le Baroque, le Classique, les frontières communales, le dialogue des styles, le renouvellement des typologies d’édifices urbains, etc.
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Frau (c)Martin Streit |
Pour sa troisième exposition à Bruxelles en la galerie d'Esther Verhaeghe - art concepts, l'artiste allemand Martin Streit présente ses dernières oeuvres photographiques réalisée en Nouvelle-Zélande avec une camera obscura. Pour cette exposition en solo, il présentera également des peintures de 2018 à 2020.
Martin Streit vit et travaille à Cologne et Andernach-Kell. De 1988 à 1995, il a étudié aux académies d‘art de Münster et de Düsseldorf, où il a obtenu son diplôme comme élève de maîtrise de Gotthard Graubner.
"L‘intention artistique de Martin Streit se nourrit très fortement de la perception sensorielle de son monde extérieur et la transforme en un langage de formes et de couleurs très unique en utilisant la peinture et la photographie en camera obscura. Le corps, la couleur, l‘espace et surtout la lumière sont d‘une importance capitale.
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Becher © Martin Streit |
La relation entre l‘objectivité et le rapport à son environnement est redéfinie à travers son utilisation poétique de la couleur. Dans ses processus artistiques, il explore la gamme des
manifestations visuelles, qui vont de formes plus clairement délimitées à presque floues .
Certaines des figures et objets représentés apparaissent comme des formes ou des objets imprégnés de lumière. La controverse entraîne le spectateur dans un voyage de vision
et de perception actives. Il se fraye un chemin à travers un monde de couleurs et de formes qui semblent souvent se dissoudre, mais ne perdent jamais leur coeur intérieur." expliquent les organisateurs de ce rendez-vous qui se tiendra en la galerie bruxelloise du 18 septembre au 20 octobre prochain.
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Lucille Boulanger et Philippe Pierlot ©Dominique Coune |
Les Muffati, In Alto et Ricercar Consort à l'affiche
L'Automne musical de Spa, un des rares festivals wallons entièrement dédiés à la musique ancienne, se tiendra bien en cette année 2020, marquée par les annulations et les reports d'évènements culturels.
Il sera néanmoins revu et vivra une édition spéciale, comme l'explique la directrice artistique de l'évènement spadois, Véronique Wintgens :
Pour cette édition spéciale, le Théâtre Jacques Huisman servira d’écrin aux plus prestigieux ensembles belges dédiés à la musique ancienne, tout en confort et sécurité.
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Photo Hichem.Dahes |
Clint Van der Linde & Les Muffatti
Porpora e altri napoletani
Les motets mariaux de J.A. Hasse – N. Porpora et E. Barbella
Troisième ville européenne après Londres et Paris au milieu du 18e siècle, Naples fut un centre de rayonnement politique, commercial et culturel. C’est dans ce contexte que les conservatoires furent créés par quatre centres religieux. Les Muffatti feront revivre des œuvres de musique sacrée dont une œuvre inédite le Nisi Dominus de Porpora.
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Alice Foccroule |
InAlto
Lore Binon, Alice Foccroulle, sopranos ; Lambert Colson, Josue Melendez Pelaez, cornetti
Christoph Sommer, luths ; Marc Meisel, clavecin
Mimêsis
Claudio Monteverdi – Sigismondo d’India et Marco da Gagliano
Les plus belles pages musicales de la première moitié du 17e siècle où les voix et les instruments dialoguent, s’imitent et se confondent afin d’emporter l’auditeur pour un voyage poétique si réel tel un rêve éveillé.
Samedi 7 novembre à 20h
Ricercar Consort – Philippe Pierlot
Hanna Bayodi-Hirt, soprano
Xavier Diaz-Latorre, théorbe ; Lucile Boulanger, dessus et basse de viole
Julien Wolfs, clavecin ; Philippe Pierlot, dessus et basse de viole
Une soirée à Versailles au rythme des plus beaux airs de cour
Véritables perles de la musique vocale baroque sous le règne du « Roi Soleil », les airs de cours nous feront voyager sur les chemins de l’amour et de la mélancolie aux côtés des plus belles pages instrumentales consacrées à la viole de gambe.
Marc-Antoine Charpentier – Jean-Baptiste Lully – Michel Lambert –
Louis Couperin – Mr de Sainte Colombe
Lieu des concerts : Théâtre Jacques Huisman du Centre culturel, rue Servais à Spa.
Infos et réservations en ligne : www.automnemusical.com
Angélique Hordebise, rue du Marché, 2 à 4900 Spa : 087/77 15 18
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Credit: Collier Schorr – Brioni Fall Winter 2015 Campaign |
Durant sept mois, l’artiste suisse investit
les six étages du Showroom, avant les travaux et la réouverture des
lieux. Avec ce vaste projet interdisciplinaire, confié à l’un des
artistes majeurs de la scène contemporaine, KANAL-Centre Pompidou
entend confirmer sa volonté d’expérimentation et d’ouverture.
Peintre, sculpteur, concepteur d’installations, performeur, archiviste,
curateur, collectionneur, éditeur, libraire, galeriste et plus encore, John M Armleder (né
en 1948 et établi à Genève), est l’une des
figures déterminantes de l’art des cinquante dernières années. A
KANAL-Centre Pompidou, l’artiste est invité à investir, pour sept mois,
les espaces du Showroom de l’ancien garage Citroën : sur les six
plateaux bruts, Armleder propose, en dialogue avec une série
d’installations monumentales, qu’il a spécifiquement pensées pour le
lieu, une constellation d’expositions, d’événements et de rencontres
offrant la possibilité de plonger dans son univers et dans celui de ceux
et celles qu’il aime.
It Never Ends est une proposition artistique à plusieurs
dimensions, vivante et en mouvement permanent. Ce projet, certainement
le plus important qu’Armleder ait été invité à concevoir à ce jour, est
une proposition paradoxale: une exposition personnelle, mais qui
accueille les travaux de plus d’une centaine d’artistes; une vaste
exposition d’art, mais dont de nombreuses œuvres sont éphémères, voire
parfois invisibles. Elle pourrait donner le sentiment d’être un musée
idéal, mais elle est avant tout une proposition expérimentale,
interdisciplinaire et polyphonique. Elle est, en somme, « un portrait
chinois » de son concepteur, pour qui les questions d’hospitalité, de
collaboration et d’amitiés ont toujours été centrales.
Espace public
L’exposition s’organise autour d’un espace public ouvert sept jours sur
sept en accès libre, occupant les deux premiers niveaux du bâtiment. Dès
l’entrée, l’artiste propose un restaurant, un lieu d’écoute et de
rencontres, avec en son centre une nouvelle installation, conçue à
partir d’échafaudages de chantier, de plantes, de lumières, d’écrans…
Telle une exposition dans l’exposition, elle relie le rez-de-chaussée et
le premier étage où l’artiste a réalisé sur place l’une de ses plus
importantes furniture sculpture. Une bibliothèque expérimentale
(pensée et réalisée en collaboration avec le centre d’architecture
CIVA), une imprimerie temporaire proposant des ateliers tous publics et
un lieu de co-working complètent cet espace public, libre et gratuit.
Installations monumentales, expositions temporaires et programme live
It Never Ends continue aux quatre niveaux supérieurs: chacun
des spectaculaires plateaux industriels du Showroom est occupé par
Armleder de manière distincte. A l’intérieur, en relation avec une série
d’installations immersives, l’artiste propose un programme
d’expositions, conçues et mises en scènes par lui. Ces projets
comportent des invitations à d’autres artistes ainsi que des
présentations de collections.
Organisé en deux grandes parties (septembre-décembre 2020, février-avril
2021), le projet d’Armleder est activé par un important programme live croisant
concerts, performances, projections, rencontres et ateliers, conçu en
dialogue avec l’artiste. Structuré par des rendez-vous hebdomadaires,
chaque jeudi en soirée et chaque week-end, avec des propositions live
spécifiques, des activités pratiques pour tous publics, des visites, ce
projet est jalonné de quatre week-ends thématiques dont la programmation
plus intense est une manière d’approfondir les lignes de force
sous-jacentes à l’exposition.
Hospitalité
"Entre le moment où It Never Ends a été imaginée et aujourd’hui,
la situation, le contexte artistique et nos existences ont été
bouleversés. C’est pourquoi, non seulement le projet de l’artiste a été
reprogrammé, mais KANAL-Centre Pompidou a décidé d’ouvrir, au mois de
janvier, entre les deux séquences, un moment de pause, de réflexion et
d’échange ouvert aux questionnements urgents du temps présent. On y
évoquera le futur et les changements qu’il appelle, le rôle d’un musée
aujourd’hui et de KANAL-Centre Pompidou comme lieu d’art à venir, en
particulier à travers les notions clés de communauté, de savoirs et
d’hospitalité." affirment les organisateurs de cet évènement artistique.
La sixième édition du Festival ARTONOV aura lieu à Bruxelles dans différents lieux Art nouveau, Art Déco et d’architecture notable sur le thème « ce que le jour doit à la nuit ».
En route pour la sixième édition plus engagée que jamais grâce à la motivation de l’équipe du festival, des artistes et des lieux partenaires, le Festival ARTONOV s’apprête à surprendre le public avec une programmation inédite du 4 au 11 octobre 2020.
La programmation a été adaptée aux normes sanitaires actuelles tout en conservant le thème « ce que le jour doit à la nuit » et en maintenant le goût de l’aventure artistique que le festival défend depuis la première édition. Unissant l’Orient et l’Occident, les artistes de cette édition s’emparent de la lumière et l’enchantent pour mieux révéler au public un monde aux multiples transparences.
Depuis le confinement, un défi pour tous, en tant qu’individus, communautés et dans l’ensemble de la société, il est temps d’illuminer cette période sombre et d’aller à la rencontre des événements culturels. Un vent de nouveauté souffle sur cette édition spéciale avec la présence de la jeune génération artistique belge et internationale.
Cette année les organisateurs du festival ont opté pour des lieux d'architecture contemporaine tels que COOP à Anderlecht avec Stretch/Timemonochromes, une performance continue de 4h réalisée par la directrice, chorégraphe et artiste visuelle Isabella Soupart et le directeur musical et pianiste Guy Vandromme, spécialiste de Steve Reich.See U à Ixelles, anciennement caserne de gendarmerie, accueille le collectif granvat et la performance Come on Feet alliant la puissance et l'improvisation des cultures de la danse underground à la flexibilité et aux techniques de la danse contemporaine.
Les amateurs d'Art nouveau ne seront pas pour autant oublié. À la Bibliothèque Solvay, l’impressionant duo jazz composé de Médéric Collignon et Vincent Courtois célèbre le retour au toucher du son, mélange de bruits urbains, beat-box et improvisations sur leurs retrouvailles. Ils joueront le temps présent avec leurs bagages du temps écoulé.
L’époque de l’Art nouveau sera aussi à l’honneur avec une intégrale en deux concerts de la musique pour instruments à vents - sur instruments d’époque - de Francis Poulenc à l’Hôtel Max Hallet, par l’ensemble Dialoghi et Antoine Pecqueur (texte).
Moment
fort de cette édition, la soirée au musée de la Banque Nationale dédiée
à une œuvre de la collection d’art de la Banque avec le duo ART’uur de
Wim Van Hasselt et Koen Plaetinck. Ils collaborent avec divers artistes
interdisciplinaires et font usage de nouvelles plate-formes numériques.
Équipés de trompettes multiples, d’une diversité étrange de percussions
et d’un trop-plein d’électronique, ils conçoivent un nouvel univers
sonore.
Et enfin, une nouveauté singulière par la présence de l’art du cirque.
Jeanne Mordoj présentera le fruit de sa résidence d’une semaine dans le
bâtiment de l’Hectolitre, ancien club échangiste bruxellois.
Formé à Ljubljana, à Koblenz, à Genève ou encore à Tours, le
luthiste slovène Bor Zuljan est dans l’actualité discographique avec un disque
déjà très remarqué : « A Fancy ». Pour son premier
enregistrement en solo, réalisé cet hiver 2020 en l’église St Germain à Genève,
Bor Zuljan s’intéresse à l’un des plus
grands luthistes de la Renaissance : John Dowland.
"L'enregistrement se concentre sur ses fantasias, remarquables chefs-d'oeuvre de contrepoint et de rhétorique, d'architecture et de virtuosité. Certaines d'entre elles, profondément mélancoliques, d'autres pleines de lumière, révèlent le véritable génie de John Dowland, apportant une émotion passionnée à l'écriture polyphonique instrumentale de la Renaissance. (...) Ces fantaisies font parler le luth comme jamais auparavant, le transformant, selon les propres termes de Dowland, en l'instrument le plus musical." explique dans le livret Bor Zuljan.
Cet enregistrement est interprété avec brio sur un luth fabriqué par le luthier tchèque Jiri Cepelak (Prague), selon un modèle datant de 1582 et provenant des ateliers Venere de Padoue.
Des projets à venir
Nous avons pris contact avec Bor Zuljan, nous demandant de préciser le diapason utilisé pour ce disque. Dans sa notice, il évoque utiliser un accord, un ton plus bas que le diapason moderne, selon une pratique habituelle de l'époque aux environs de 1600.
"Pour le diapason c'est un peu difficile d'être certain, il semble qu'en Angleterre de 1600, on trouve un espèce de double standard, autour de 392 et autour de 465... Pour les luths, c'est dans tous les cas difficile de définir un diapason, mais un grand nombre d'instruments ayant survécus, ainsi que l'iconographie, montre un majorité d'instruments plus grands que ceux qui s'utilisent d'habitude aujourd'hui... Le luth utilisé pour cet enregistrement est juste de la bonne taille pour être accordé plus ou moins un ton plus bas, autour de 392. Aujourd'hui on dit souvent "luth en Fa", plutôt que sol" nous a-t-il répondu.
Des projets pour l'avenir ? "Il y en a plusieurs. En solo, il y a deux disques qui vont suivre, selon un ordre qui reste à établir : un CD avec la musique italienne du début XVIe, presque entièrement improvisé, avec des sons et des instruments surprenants (le tout lié a mon projet de recherche sur l'improvisation et le pouvoir de la musique à la Renaissance) ... et un CD autour de la figure de Gesualdo et l'archiluth, une sorte de miroir "italien" de ce CD Dowland. Et des idées pour après il y en a beaucoup ! On prépare aussi un nouveau CD avec mon ensemble La Lyra et avec le duo Dulces Exuviae." nous a-t-il confié.
Restons attentifs !
Vidéo de présentation du CD "A Fancy" ici